Une convention historique

Le 8 avril 2013, une convention a été signée entre Bertrand Delanoë, maire de Paris, François Weil, recteur de la région académique Île-de-France et chancelier des Universités de Paris, et Marcel Pochard, président de la fondation nationale Cité internationale universitaire de Paris. Elle approuvait le nouveau plan d’aménagement de la Cité internationale et la désignait comme maître d’ouvrage de l’opération.

 

Un nouveau plan d’aménagement

L’imbrication des terrains de la Cité internationale appartenant à trois propriétaires différents (la Ville de Paris, la chancellerie des universités de Paris et l’État), ainsi que le percement du boulevard périphérique dans les années 1960, avaient empêché la construction de nouvelles résidences après 1969.

Un accord foncier-cadre signé en 2011 entre l’État, la mairie de Paris, la chancellerie des universités de Paris et la Cité internationale avait permis d’entamer une nouvelle phase de constructions pour accueillir des étudiants et des chercheurs du monde entier. Par cet accord, la mairie de Paris avait cédé en pleine propriété à l’État des terrains d’une superficie totale de 16 000 m². De son côté, la Ville pouvait créer des logements pour chercheurs dans la résidence Victor Lyon, dont elle était devenue le bailleur, et 61 droits de réservation lui avaient été attribués dans les constructions à venir. Enfin, l’État avait cédé parallèlement à la Ville de Paris plusieurs emprises de voirie, partiellement situées sur le boulevard périphérique.

La signature, en 2013, d’une convention tripartite entre la mairie de Paris, la chancellerie des universités et la Cité internationale a permis de fixer et d’approuver les grandes orientations de ce plan d’aménagement. En application de cette convention, la Cité internationale était maître d’ouvrage de cette opération, dont l’enjeu principal était de rendre constructibles les parcelles destinées à l’édification de dix nouvelles maisons, mais aussi d’amplifier et de requalifier le parc pour mettre en valeur sa structure paysagère et en dynamiser et rééquilibrer les usages. Les travaux de viabilisation et d’équipements préalables à la construction des futures maisons, ainsi que les études nécessaires à l’opération, ont été financés sur les crédits du « Plan Campus » accordés par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

ILS EN PARLENT

La Cité internationale est un symbole de l’ouverture au monde, un lieu dédié aux amoureux de la liberté. Alors, au moment où Paris n’a jamais été aussi attractive, cette convention pour le développement de la Cité internationale signifie que nous avons l’intention de porter plus haut notre ambition et de le faire ensemble. 

Bertrand Delanoë, ancien maire de Paris

La maîtrise d’œuvre du projet d’aménagement

Le plan-guide, réalisé par EXP Architectes, avait servi de cadre à une consultation lancée fin juin 2013, en vue de confier à une équipe pluridisciplinaire deux principales missions : la maîtrise d’œuvre paysagère, urbaine et architecturale de l’opération d’aménagement du site, ainsi que la coordination architecturale des nouveaux programmes de logements. À l’issue d’un appel d’offres restreint européen, auquel avaient participé plusieurs architectes de renom, c’est le groupement Bruno Fortier / TN+ qui a été désigné par la Cité internationale comme maître d’œuvre de l’opération. L’EPAURIF, coordonnateur de l’ensemble des travaux, avait joué un rôle déterminant.

ILS EN PARLENT

Les nouvelles constructions sont établies au bord du périphérique et une part de notre réflexion a porté sur la façon dont seront implantés ces volumes.

Bruno Fortier, architecte urbaniste

Les grandes orientations

L’équipe lauréate avait confirmé dans son offre les grandes orientations du plan-guide, dont les propositions avaient été reprises, réinterprétées ou amplifiées. Les caractéristiques de chaque secteur du parc (les jardins, le grand mail et le parc qui enserrait la pelouse centrale) avaient été mises en valeur par des interventions à grande échelle renforçant, à travers la notion de « forêt urbaine », l’impact et les fonctions de la Cité internationale dans le Grand Paris.

La fonction de corridor écologique du parc avait été renforcée, tant d’Est en Ouest que du Nord au Sud. D’autres orientations avaient été explorées pour mettre en valeur la frange sud du parc, où se concentraient les nouvelles constructions : les pignons des résidences donnant sur le boulevard périphérique étaient traités comme des « tableaux », afin de faire des nouvelles maisons une véritable composition d’ensemble exprimant l’identité de la Cité internationale. Le projet d’aménagement restaurait le dessin d’origine de la Cité internationale en retrouvant l’équilibre construit Nord-Sud et en réunifiant les parties Est et Ouest du campus.

Les travaux, qui ont démarré en 2016, se sont déroulés en deux phases :

  • 2016‑2018 : viabilisation des parcelles constructibles, modernisation des équipements sportifs et amélioration des liaisons entre les parties Est et Ouest du campus ;

  • 2019‑2020 : amplification et requalification du parc.

Des espaces sportifs refaits à neuf

De nouveaux espaces avaient été ouverts au public. Dans le parc Ouest, le stade de rugby avait été totalement remis à neuf. Il accueille des sportifs depuis la rentrée 2017. À l’Est, le stade de football et les terrains de tennis avaient également été rénovés, et un nouveau bâtiment pour les vestiaires avait été construit. Les stades, grâce à leurs revêtements synthétiques, ont pu accueillir un plus grand nombre de sportifs. Modernisés et éclairés, ils sont aujourd’hui utilisables en toute saison sur des plages horaires élargies.

 

Le renouveau du parc

Les travaux d’aménagement ont permis d’agrandir et d’embellir le parc du campus. Deuxième plus grand parc de Paris, cet espace de 34 hectares constituait l’un des poumons verts du sud parisien. En éco‑gestion depuis 2009, il représentait un patrimoine paysager exceptionnel qui favorisait l’épanouissement d’une biodiversité importante au sein de Paris intra‑muros. Le parc était composé de jardins, d’espaces boisés, de grandes allées bordées d’arbres et d’une vaste pelouse centrale. Il comprenait 3 045 arbres de 235 espèces, une centaine d’espèces végétales et 52 espèces d’oiseaux.