Fondation suisse


Histoire de la maison

Un chef-d’œuvre signé LE CORBUSIER

La Fondation suisse est l’une des réalisations les plus marquantes de la Cité internationale universitaire de Paris dans l’entre deux guerres. Elle a vu le jour grâce au mathématicien Rudolf FUETER, recteur de l’Université de Zürich. Ce dernier constitua un consortium représentant l’université helvétique pour réaliser un lieu d’hébergement à la Cité internationale. La résidence devait accueillir 45 étudiants suisses méritants. Des fonds privés et une subvention fédérale ont permis de financer sa construction. Rudolf FUETER sollicita l’architecte visionnaire Charles-Edouard JEANNERET, plus communément connu sous le nom de LE CORBUSIER qui, après quelques hésitations, accepta d’y travailler en collaboration avec son cousin Pierre JEANNERET.

Bon à savoir
LE CORBUSIER a été l’un des chefs de file de l’architecture moderniste. Dans les années 1930, des chantiers comme celui de la Fondation suisse lui permirent d’expérimenter certains de ses principes d’architecture et d’urbanisme et d’appliquer ses théories au logement collectif.

Une « machine à habiter » avant-gardiste

La Fondation suisse a été inaugurée le 7 juillet 1933. Deux ans de travaux furent nécessaires pour la construire. Elle illustre bien les « cinq points d’une architecture moderne » selon LE CORBUSIER : double rangée de pilotis dégageant le rez-de-chaussée, plan libre pour l’accueil, façade libre en mur rideau, fenêtres en longueur et toit terrasse. C’est le premier édifice moderne construit à la Cité Universitaire, véritable « machine à habiter » selon LE CORBUSIER. La touche finale est apportée par le mobilier, dessiné par Charlotte PERRIAND. Détérioré par une forte exposition au soleil, le bâtiment a été partiellement rénové en 1957 et 1958 par l’architecte MOREILLON, sous le contrôle de LE CORBUSIER.

Bon à savoir
Considérée comme l’un des chefs d’œuvre de l’architecture moderne, la Fondation suisse a été classée à l’inventaire des monuments historiques en décembre 1986. Une chambre historique ouverte au public permet d’apprécier la dimension privative de l’édifice et le mobilier de Charlotte PERRIAND. Le Salon du Pavillon suisse comporte une fresque peinte par LE CORBUSIER en 1948, en remplacement d’un mural photographique de 1933.