La bibliothèque centrale de la Maison internationale reçoit chaque année plusieurs milliers d’usagers dans ses espaces. Afin de mieux les connaitre, elle a décidé de les mettre à l’honneur en consacrant chaque trimestre un portrait à l’un ou l’une d’entre eux. Pour cette nouvelle rencontre, découvrez le témoignage sensible et inspirant de Momtaz Nasseri, étudiant à Sciences Po Paris et animateur de groupe de conversation à l’espace langues de la bibliothèque centrale. Entre engagements associatifs multiples et foi profonde dans la jeunesse étudiante, il raconte un parcours, où action collective et curiosité intellectuelle se nourrissent l’une l’autre.
« Je suis résident à la Fondation Deutsch de la Meurthe où je suis trésorier et également représentant sportif. On crée un petit budget pour des événements, on participe à l’organisation de soirées et on facilite aussi l’échange entre l’administration et les résidents. Après, parfois, on va rencontrer des personnes pour la première fois, on va échanger, on va discuter. »
« J’ai fait ma première année de master à Sciences Po Paris, et maintenant je suis en année de césure. Je suis une formation de langue et je prépare l’examen d’IELTS. J’ai aussi un cours sur l’identité et la culture et un cours d’histoire et de sciences politiques sur le Moyen-Orient depuis l’Empire sassanide jusqu’à nos jours. Plus tard, j’aimerais travailler dans les relations internationales et passer le concours du Quai d’Orsay. »
« Je viens à la bibliothèque soit pour étudier, préparer un examen comme maintenant, soit pour rédiger un article sur n’importe quel sujet. J’aime bien me mettre à l’étage sur la mezzanine, la partie moderne de la bibliothèque. Je suis à l’aise, les chaises sont confortables, j’ai de l’espace, de la lumière, j’aime bien aussi la vue, parfois je regarde à l’extérieur. Et tous les mercredis j’anime un groupe de conversation d’anglais à l’espace langues.
« La bibliothèque centrale est un grand espace, ouvert. De voir beaucoup de personnes étudier ça me motive, ça me pousse à faire plus. »
Sur le campus, j’ai trouvé un équilibre : le sport, la culture, la nature, les rencontres… tout y est.
« J’ai rencontré des Français, des Allemands et des Italiens surtout avec qui je discute souvent. En ce moment je croise tous les jours un étudiant iranien, je l’ai rencontré à la cafétéria, nous sortions tous les deux de la bibliothèque pour faire une pause et il parlait avec un étudiant que je connaissais et qui m’a salué, quand il a su que je parlais le persan on a commencé à discuter. Maintenant je le vois chaque jour à la bibliothèque. »