22/09/2026
Evénements Culture

Le Festival Jazz à la Cité est de retour pour une 16e édition

Du 6 au 18 octobre 2026, Jazz à la Cité revient pour une 16e édition placée sous le signe du voyage et de la diversité. À travers différentes maisons de la Cité internationale, le festival propose une quinzaine de concerts gratuits qui font circuler le jazz d’un continent à l’autre, de la tradition à l’expérimentation, du grand ensemble au duo intimiste.

Jazz à la Cité #16 : un jazz sans frontières

Ici, pas de définition unique du jazz : la programmation revendique au contraire un genre en mouvement, nourri par les cultures, les rencontres et les croisements. Tour d’horizon des rendez-vous proposés qui illustrent chacun une facette de ce « jazz de tous les mondes ».

Officine Pasolini | Mardi 6 octobre | Maison de l’Italie
La maison accueille un programme imaginé par l’Officina delle Arti Pier Paolo Pasolini, avec Joe Barbieri, artiste singulier à l’univers raffiné et intimiste, dont les albums ont été plusieurs fois sélectionnés par FIP. Sur scène également, des jeunes talents, issus de l’école de formation dirigée par Tosca, qui feront entendre la nouvelle génération de la scène musicale italienne. Une soirée aux accents italiens, entre héritage et liberté du jazz.

Jazzlab Orchestra | Jeudi 8 octobre | Maison des étudiants canadiens
Direction Montréal avec le Jazzlab Orchestra, véritable institution du jazz canadien depuis 2004. Le grand ensemble québécois se distingue par une écriture musicale créative et par sa capacité à explorer de multiples styles à travers les compositions de ses membres. Une musique orchestrale ambitieuse, où l’arrangement et l’improvisation participent à une même recherche sonore. Un jazz en grand format.

Cuban Jazz Quartet | Vendredi 9 octobre | Maison de l’Île-de-France
Direction Cuba avec le Cuban Jazz Quartet, qui puise dans la richesse des musiques populaires cubaines pour les faire dialoguer avec le langage du jazz. Entre rythmes afro-cubains, mélodies caribéennes, improvisation et énergie du quartet, le groupe propose une musique à la fois festive, généreuse et profondément ancrée dans la tradition musicale de l’île. Un jazz afro-cubain et solaire.

Gojo & Mattner | Samedi 10 octobre | Maison Heinrich Heine
Avec Nucleus. minimal chaos music, Filippa Gojo et Stephan Mattner proposent une expérience radicalement différente. La voix, le saxophone soprano, les claviers, le kaoss pad et l’ordinateur se répondent, se superposent ou disparaissent les uns dans les autres. Le duo allemand joue sur la frontière entre acoustique et électronique, entre mélodie identifiable et abstraction. Un jazz expérimental. 

Wingborg / Johansson / Billé | Samedi 10 octobre | Maison des étudiants suédois
La même soirée, changement d’atmosphère avec le trio formé par Ida Wingborg, Filip Johansson et Jules Billé. Leur répertoire associe des morceaux du Great American Songbook à leurs propres compositions, tout en faisant dialoguer les traditions de la chanson suédoise avec le groove et l’intensité de la scène jazz française. Un jazz, où chansons nordiques, swing américain et groove contemporain se rencontrent.

Sanyu | Samedi 10 octobre | Maison de Norvège
Mêlant R&B et improvisation, la musique de Sanyu porte la marque d’une expression empreinte de soul et d’harmonies chaleureuses, tout en jouant avec le rap et le groove. Son univers soul, à la fois déterminé et exploratoire – ponctué de spoken word évocateur et de rythmiques jazz percutantes -, insuffle une énergie puissante à son public, ses paroles constituant le cœur même de ses prestations. En avril 2026, elle a sorti son premier album, Circumspect, classé par Gaffa Norvège parmi les dix meilleurs albums de l’année. Un jazz contemporain aux accents soul et R&B.

Four Take | Dimanche 11 octobre | Maison des élèves-ingénieurs Arts et Métiers
Né dans une cave du Marais, Four Take incarne une autre dimension du jazz : celle du quartet, du jeu collectif et de l’énergie du live. La formation s’inscrit dans la tradition des petites formations, où les musiciens dialoguent étroitement et où l’improvisation peut faire évoluer la musique à chaque instant. Un jazz énergique.

Sofía Levín & Philippe Zygel | Lundi 12 octobre | Maison du Mexique
Avec Sofía Levín au chant et Philippe Zygel au piano, le tango devient un espace de liberté. Le programme part d’Astor Piazzolla, figure majeure du tango contemporain, pour rejoindre des compositions actuelles et originales. Dans cette formule dépouillée, la voix et le piano laissent une large place à l’improvisation et au dialogue musical. Un tango qui se met au jazz.

Duo Rabonde | Mardi 13 octobre | Maison Heinrich Heine
Avec Voyage, Felicia Bulenda à la clarinette et Maike Clemens au violoncelle partent de la Pastorale de Beethoven pour construire un programme en cinq mouvements. Mais le voyage ne s’arrête pas à la musique classique : très vite, le duo glisse vers le jazz et la pop et développe son propre langage, fondé sur le chant, la mélodie et le rythme. Quand Beethoven rencontre le jazz et la pop.

Lea Gasser | Mercredi 14 octobre | Fondation suisse
En solo, Lea Gasser déploie toute la richesse expressive de son instrument à travers ses compositions et des séquences improvisées. Sa musique oscille entre délicatesse et puissance, entre structures harmoniques complexes et textures électroniques, créant des paysages sonores à la fois subtils, surprenants et en perpétuelle transformation. Un jazz à la fois puissant et délicat.

Andreas Toftemark & Friends | Jeudi 15 octobre | Fondation danoise
Le saxophoniste danois Andreas Toftemark, formé à New York et aujourd’hui installé à Copenhague, revient aux fondamentaux du jazz moderne avec une sensibilité profondément européenne. Entouré d’invités, il fait dialoguer la tradition américaine et la scène nordique contemporaine. Le jazz moderne venu du Nord.

Colombo–Kiciolek–Frontini Trio & Tomoko Ohno | Vendredi 16 octobre | Fondation des États-Unis
Le trio argentin de tango jazz mené par le remarquable bandonéoniste Fabrizio Colombo, aux côtés de la pianiste Tomoko Ohno promettent une soirée placée sous le signe de la liberté, à la croisée du tango argentin, du jazz et d’un dialogue musical résolument éclectique. Un voyage musical entre Buenos Aires et New York.
[Jay Leonhart, initialement annoncé, ne pourra malheureusement pas se joindre au festival, en raison d’un imprévu.]

Les II V I | Samedi 17 octobre | Fondation Biermans-Lapôtre
Né de la rencontre de musiciens au sein d’un atelier d’orchestre de jazz à Paris, le sextet II V I fait vivre les grands courants de l’histoire du jazz à travers une sélection de standards, interprétés tantôt instrumentalement, tantôt avec chant. Une invitation à retrouver l’essence du jazz.

Un festival à l’image de la Cité internationale

D’un grand orchestre québécois aux expérimentations électroniques allemandes, des chansons suédoises au tango argentin, du jazz de chambre aux traditions new-yorkaises, Jazz à la Cité dessine une véritable carte mondiale du jazz. Une diversité qui fait particulièrement écho à l’identité de la Cité internationale universitaire de Paris, où se côtoient chaque année des résidents venus du monde entier.

Dans ce campus unique, les maisons sont autant de portes ouvertes sur les cultures du monde : elles accueillent des étudiants, chercheurs et artistes de nationalités, de langues et de traditions différentes, faisant de la rencontre et du dialogue une réalité quotidienne. Le festival prolonge naturellement cet esprit en faisant circuler le public d’une maison à l’autre, d’un univers musical à l’autre, et en invitant chacun à découvrir des esthétiques venues d’ailleurs.

Jazz à la Cité célèbre ainsi un jazz à l’image de son campus : multiple, curieux, métissé et ouvert. Un jazz qui traverse les frontières et crée des passerelles entre les cultures.

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