28/10/2022
Appel à candidature Culture Parc Patrimoine RSE

Jardins du monde en mouvement #6 : Appel à candidatures

La Cité internationale universitaire de Paris, avec le soutien en mécénat de la Caisse des Dépôts, lance un appel à projets pour la création de cinq œuvres éphémères dans son parc de 34 hectares dans le cadre de la 6e édition du Festival « Jardins du monde en mouvement ». 

 

Un concours ouvert aux artistes

Depuis sa création en 2017, ce concours s’adresse aux architectes, urbanistes et paysagistes, étudiants ou en activité. Il offre aux jeunes talents l’opportunité de sortir du format habituel de la maîtrise d’œuvre pour s’approprier un espace paysager, le doter d’un projet créatif et engagé. Pour cette 6e édition, le concours s’ouvre aux artistes. Chacun pourra ainsi imaginer une œuvre teintée d’utopie, de poésie et de fantaisie avec une dimension végétale, qui saura interpeller les visiteurs de la Cité internationale en quête de découverte.

Des créations sur le thème de la valorisation culturelle du patrimoine et du développement durable

Les créations doivent dialoguer avec les architectures ou les jardins de la Cité internationale et s’intégrer harmonieusement dans son environnement. Elles doivent témoigner de l’histoire culturelle du lieu et comporter une dimension développement durable : matériaux biosourcés, récupération des eaux pluviales, niches écologiques, partage des ressources, comportements écoresponsables.

En pleine mutation urbaine, paysagère et architecturale, la Cité internationale fait le choix de la création contemporaine pour accompagner son projet de développement Cité 2025. Laboratoire d’idées pour penser le monde de demain, elle soutient les jeunes talents dans  la mise en œuvre de projets artistiques, écologiques et collaboratifs.

Agir pour un monde soutenable

Développer et soutenir les initiatives culturelles, promouvoir et diffuser au plus grand nombre la création culturelle et artistique internationale font partie des engagements de la Cité internationale pour donner un sens au monde.

Dans le cadre de ses engagements pour un monde soutenable, la Cité internationale s’est fixée l’objectif de développer les expérimentations, d’accueillir des programmes artistiques et de contribuer à la sensibilisation du public au développement durable.

Rétrospective en images 

Depuis 2017, parmi ces 25 créations in situ, certaines ont fortement marqué le paysage de la Cité internationale en proposant un univers paysager intimement lié à son patrimoine culturel.

En 2017, Lucie Bulot et Emeline Brossard créent l’œuvre « Archéologie du végétal » qui dialogue avec la Fondation hellénique toute proche. Constituée d’une colonnade de blocs de terre comme extraits d’un chantier de fouilles archéologiques, elle dévoile les étapes consécutives de la création des sols, révélant les éléments indispensables au développement de la vie, à l’image d’une frise chronologique.

© CDC-Caisse des dépôts et consignations/photo Jean-Marc Pettina/2017

En 2018, le « Virus de sel » réalisé par le Collectif Atisô / Atelier Patus / LJ-Asia dans le jardin de la Maison des étudiants de l’Asie du sud-est alerte sur un phénomène mal connu : l’intrusion d’eau salée dans les terres arables du delta du Mékong, due principalement au réchauffement climatique, qui se propage et brûle les champs de riz. Dans ce jardin expérimental, les végétaux sélectionnés se substituaient aux rizières disparues.

© CIUP/photo Antoine-Meyssonnier/2018

En 2019, « Platisphère » créé par Pierre-Emanuel Guyader et Marion Normand interrogeait l’impact de l’homme sur son environnement, à travers la prolifération du plastique dans les océans. Particulièrement visible sur les littoraux, ce phénomène était représenté par un nid végétal accueillant un œuf scindé en deux parties, une moitié symbolisant la vie par l’éclosion végétale, l’autre la mort à travers les déchets plastiques.

© CIUP/photo Antoine Meyssonnier/2019

En 2021, Soline Portmann met en scène « A tribute to Luis B. » au sud de la Maison du Mexique. Sa création paysagère rend hommage à l’architecture émotionnelle de Luis Barragan. L’architecture et la nature s’imbriquent dans un équilibre mouvant : le cadre construit se laisse traverser par la vigueur du végétal. Le végétal, véritable colonne vertébrale en mouvement, est mis en valeur par la couleur et la trame du socle. L’architecture est au service de la nature et la nature magnifie l’objet architectural, alimentant un perpétuel dialogue.

© CIUP/photo Nicolas Castets/2021

En 2022, Anourak Visouthivong, Ophélie Jolys, Lise Saporita et Clémence de Sorbier se sont inspirées de l’analyse de l’anthropologue Richard Pottier pour créer « Yu Di Mi Heng », un jardin de plantes médicinales signalées par un jeu de plaques translucides colorées. Il évoquait la perte de sens de la maladie et du mot guérir à travers le « pouvoir thérapeutique » de la conception lao, issu des vertus des plantes, combinées à l’efficacité magique des mots et des gestes.

© CIUP/photo Yann Monel/2022

 

UN PROJET SOUTENU PAR LE MÉCÉNAT DE LA CAISSE DES DÉPÔTS
Le programme de mécénat Architecture et paysage : pour construire un avenir meilleur respectueux de l’environnement et révéler les richesses notre patrimoine culturel.

LISTE DES PIECES A TELECHARGER


Date limite des candidatures : 6 janvier 2023

Vous pouvez également télécharger le dossier complet ici

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