29/04/2026
Entretiens Arts Nos résidents Fondation des États-Unis

Artistes en résidence : dans les coulisses de la Fondation des États-Unis

Katie Faust et Katya Vaz dans leur atelier d'artiste à la Fondation des États-Unis
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Katie Faust et Katya Vaz dans leur atelier d'artiste à la Fondation des États-Unis
Katie Faust dans son atelier d'artiste à la Fondation des États-Unis
Katya Vaz et l'affiche de son exposition "La goutte qui fait déborder le vase"
Peinture de Katie Faust

Partons à la rencontre de deux artistes résidentes et boursières de la Fondation des États-Unis, Katie Faust et Katya Vaz. Bien que leurs univers plastiques diffèrent, elles partagent un quotidien rythmé par la création et l’échange interculturel. À l’approche de leurs expositions dans le cadre du Festival 5th Floor Scholar Series, nous les avons interrogées sur leur pratique, leur vision de la Cité internationale et leurs projets futurs. Deux regards, deux parcours, mais une même passion pour l’exploration artistique.

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Katie Faust : Je suis une artiste peintre originaire de l’Indiana, aux États-Unis.

Katya Vaz : Je m’appelle Katia. Je suis née à Moscou, j’ai grandi à la Nouvelle-Orléans et je suis actuellement artiste résidente à la Fondation des États-Unis.

Quelle est ta pratique artistique principale ?

Katie Faust : Je me consacre principalement au portrait et à la peinture à l’huile. Mon travail explore les questions d’identité, ainsi que les intersections entre le genre et la sexualité.

Katya Vaz : Ma pratique repose essentiellement sur le dessin et la gravure sur verre. J’aime expérimenter avec divers matériaux, comme les métaux, pour explorer et repousser leur dimension physique.

Que vas-tu présenter lors de ta prochaine exposition ?

Katie Faust : En mai, je présenterai une exposition intitulée Out of Bounds. C’est un projet centré sur un collectif de football inclusif basé à Paris. À travers cette série, j’ai voulu explorer un espace où les identités sont multiples, où l’on construit une communauté et où l’expression de soi est centrale. Je souhaitais célébrer des réalités que l’on ne voit pas assez dans notre quotidien ou dans les médias.

Katya Vaz : Mon exposition s’intitule La goutte qui déborde du vase. J’y présenterai des œuvres qui traitent de la thématique du fleuve, et plus particulièrement de la Seine. Mon travail interroge la manière dont nous cohabitons avec l’eau au sein de l’espace urbain parisien.

 

La Cité internationale est un lieu unique où coexistent une multitude de cultures. Cela m'offre l'opportunité de collaborer avec d'autres artistes et de découvrir des formes d'art auxquelles je n'aurais pas été exposée autrement.

Katie Faust, artiste peintre

Que t’apporte la Cité internationale au quotidien ou dans ton travail ?

Katie Faust : C’est un lieu unique où coexistent une multitude de cultures. Cela m’offre l’opportunité de collaborer avec d’autres artistes et de découvrir des formes d’art auxquelles je n’aurais pas été exposée autrement. Cela enrichit considérablement ma propre vision artistique.

Katya Vaz : Au quotidien, la Cité internationale favorise les rencontres avec des personnes de nationalités et de spécialités très diverses. Ces échanges constants influencent directement mon travail de création.

Si tu devais décrire la Cité internationale en un mot, lequel serait-ce et pourquoi ?

Katie Faust : Je choisirais le mot « collaboration ». Mon expérience à la Fondation des États-Unis, notamment au cinquième étage, est très enrichissante : on y côtoie des musiciens et des artistes de disciplines très variées. C’est passionnant de se soutenir mutuellement et de créer des liens qui dépassent le cadre des arts visuels.

Katya Vaz : Je dirais que la Cité internationale est « fluctuante ». C’est un lieu qui se transforme chaque jour. Les résidents changent chaque année et emportent avec eux une nouvelle dynamique. Je trouve inspirant de voir que la Cité internationale devient ce que chaque résident décide d’y apporter par sa propre essence.

Peux-tu partager un souvenir ou une rencontre marquante à la Cité internationale ?

Katie Faust : Je me souviens de l’un de mes premiers week-ends. Avec d’autres boursiers de mon étage, nous sommes allés boire un verre dans le quartier. Avant d’arriver, j’étais terrifiée car je n’avais jamais quitté l’Indiana. Ce moment m’a fait réaliser que je pouvais nouer des liens profonds, même loin de chez moi, et me construire un nouveau foyer ici.

Katya Vaz : Le moment le plus touchant a été de fêter mon anniversaire dans ma chambre avec tous les gens rencontrés cette année à la Cité internationale. Voir que des personnes que je connaissais depuis peu tenaient à célébrer ce moment spécial avec moi à Paris était vraiment chouette.

Quels sont tes projets pour la suite ?

Katie Faust : Je souhaite continuer à exposer et postuler à des bourses pour professionnaliser ma pratique, tout en continuant à tisser des liens solides au sein des communautés artistiques.

Katya Vaz : Je vais poursuivre un double master à la Nouvelle-Orléans en paysagisme architectural et ingénierie des littoraux. Mon projet actuel, soutenu par Fulbright et la Fondation des États-Unis, nourrit déjà cet échange entre la France et les États-Unis que je compte approfondir durant mes études.

En savoir plus sur la programmation culturelle

Le travail de ces deux artistes s’inscrit dans le cadre de la 5th Floor Scholar Series, une initiative de la Fondation des États-Unis visant à valoriser l’excellence et la recherche artistique de ses résidents boursiers. Pour approfondir votre découverte et consulter le calendrier complet des expositions et performances de cette événement, nous vous invitons à vous rendre sur Citescope, l’agenda culturel officiel de la Cité internationale.

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