Fragments d’un siècle est une œuvre digitale participative conçue par l’artiste australien Luke Conroy. Conçue pour la clôture du centenaire de la Cité internationale universitaire de Paris, cette œuvre accompagne également ses vœux 2026, comme un geste de transmission et d’ouverture. À partir d’archives historiques, d’images contemporaines et de contributions recueillies auprès des résidents, des salariés et des alumni, l’œuvre compose une fresque poétique célébrant un siècle d’histoire, et plus particulièrement l’année du centenaire. Elle donne forme à une mémoire collective en mouvement, où le passé éclaire le présent.
Fragments d’un siècle incarne les valeurs de la Cité internationale et révèle son identité profonde : un lieu de vie, de rencontres et de cultures partagées. Pensée comme une œuvre en mouvement, elle ne propose pas un récit figé mais une mémoire collective faite de fragments, où le passé et le présent dialoguent à travers des voix, des images et des expériences vécues.
L’œuvre est le fruit d’un processus de création partagé, associant le regard de l’artiste à la mémoire et aux contributions de celles et ceux qui font et ont fait vivre la Cité internationale. Elle s’appuie notamment sur plus de 30 000 images d’archives, enrichies par plusieurs centaines de contributions contemporaines, constituant une matière collective à la fois institutionnelle et sensible.
Fragments d’un siècle donne ainsi forme à une mémoire collective en mouvement, où le passé éclaire le présent. Une histoire commune, tournée vers l’avenir. L’œuvre a été produite par Artpoint et coordonnée par la direction de la communication de la Cité internationale,
L’œuvre se déploie comme une traversée sensible de la Cité internationale universitaire de Paris, articulée en séquences successives. Chaque étape contribue à composer un récit commun, mêlant mémoire, expériences vécues et regards contemporains, où les lieux, les voix et les parcours individuels s’entrelacent.
L’œuvre s’ouvre sur les figures fondatrices et les alumni emblématiques qui ont marqué l’histoire de la Cité internationale. Leurs visages et leurs trajectoires posent les bases du projet humaniste et international qui structure le campus depuis sa création. Le regard est ensuite entraîné dans une traversée immersive des différentes maisons de la Cité internationale, dont les portes s’ouvrent grâce aux jeunes résidents d’aujourd’hui. Cette séquence incarne la continuité entre les générations et la vitalité d’un lieu en perpétuel renouvellement. L’exploration se poursuit avec l’apparition des voix de la gouvernance : anciens recteurs et rectrice actuelle, présidents passés et présents, déléguées générales anciennes et actuelle, directrices et directeurs de maisons. Leurs visages rappellent la continuité institutionnelle et l’engagement collectif qui structurent la Cité internationale dans la durée.
Un plan s’ouvre ensuite sur un espace symbolique consacré aux valeurs fondatrices de la Cité internationale, où les trois piliers prennent forme par la couleur : le bleu incarne la diversité culturelle, le violet souligne l’entraide, les rencontres et la collaboration, et la couleur orange célèbre l’engagement face aux défis majeurs de notre époque, créant un espace symbolique dédié à la solidarité, à la diversité et à l’éveil aux enjeux de demain.
Pour montrer la Cité internationale comme un lieu de développement personnel, les espaces de vie, les chambres et les lieux communs révèlent des scènes du quotidien : moments d’étude, pratiques sportives, célébrations et gestes de travail, où se construisent des parcours, des projets collectifs et des ambitions individuelles.
Cette traversée est ponctuée par une exploration poétique du parc, des jardins et des espaces verts, véritables lieux de respiration et de partage. Elle se conclut par les grands temps forts de l’année du centenaire, conçus comme une synthèse entre héritage et devenir, inscrivant cette célébration dans la continuité d’une histoire collective en mouvement.
Cette œuvre est un portrait de la Cité internationale qui rend hommage au passé tout en regardant avec enthousiasme vers les 100 prochaines années.
Né en 1990, Luke Conroy est un artiste, sociologue et enseignant australien basé aux Pays-Bas. Sa pratique artistique se fonde sur une observation sociale et des recherches qui prennent forme grâce à la photographie, l’art numérique, la vidéo, l’écriture et diverses installations. Dans le cadre de ses projets éclectiques, il crée des visuels sensibles et évocateurs qui interrogent les valeurs, les relations et les croyances humaines dans des contextes variés. Ses œuvres trouvent notamment leur inspiration dans ses interprétations subjectives et ses interactions avec les communautés locales.
En 2013, sous la supervision du sociologue Adrian Franklin, il obtient la mention très bien pour sa thèse à l’École des sciences sociales de l’Université de Tasmanie. En 2015, il est diplômé en enseignement et apprentissage de l’Université Charles Darwin, avec une spécialisation en art et médias.
De 2015 à 2018, il travaille à plein temps comme professeur de photographie, de design graphique, d’art et de médias dans un collège de Tasmanie. En 2020, il obtient une licence de l’Université de Tasmanie, avec une spécialisation en sociologie et des mentions en journalisme et en beaux-arts.