29/07/2026
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Sur la trace du méridien de Paris à la Cité internationale

Maison des étudiants canadiens | © Diane_Arques_Adagp
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Maison des étudiants canadiens | © Diane_Arques_Adagp
L'inuksuk de la Maison des étudiants canadiens
Exposition "Regards"
Exposition du centenaire
Maison du Cambodge | © Diane_Arques_Adagp
Installation "Prendre position"

Au cœur du parc de la Cité internationale universitaire de Paris, deux médaillons de bronze permettent de suivre le tracé du méridien de Paris. Discrets mais chargés d’histoire, ils invitent les promeneurs à découvrir l’un des repères scientifiques les plus emblématiques de la capitale.

Un méridien historique

Tracé à partir de l’Observatoire de Paris fondé en 1667, le méridien de Paris a longtemps servi de point de repère aux astronomes, géographes et cartographes français. Ce n’est qu’à la suite de la Conférence internationale du méridien de 1884 que le méridien de Greenwich s’impose progressivement comme référence mondiale, avant d’être officiellement adopté par la France en 1911. 

Afin de rendre hommage au physicien, astronome et homme politique François Arago (1786-1853), qui consacra une grande partie de ses travaux à la mesure et à l’étude du méridien de Paris lorsqu’il était directeur de l’Observatoire de Paris; l’artiste néerlandais Jan Dibbets a imaginé en 1994 une œuvre originale prenant pour fil conducteur le méridien de Paris. Plutôt qu’un monument traditionnel, il propose une intervention discrète dans l’espace urbain, pensée comme un parcours symbolique à travers la capitale. Il créé une série de 135 médaillons de bronze, chacun mesurant 12 centimètres de diamètre, implantés dans le sol tout au long du tracé du méridien. Répartis entre les limites nord et sud de Paris, chaque médaillon porte le nom d’Arago ainsi que les lettres « N » et « S », indiquant respectivement le nord et le sud dans l’axe du méridien.

Ces marqueurs constituent aujourd’hui un parcours insolite qui traverse plusieurs quartiers emblématiques de la capitale, dont dans le XIVe arrondissement la Cité internationale. Ils rappellent l’importance de Paris dans l’histoire des sciences. Par son caractère singulier, la proposition de Jan Dibbets suscite d’abord la surprise et découverte, avant de transformer le promeneur en véritable arpenteur. En éveillant son imaginaire et sa curiosité, elle l’invite à porter un regard renouvelé sur la ville et son patrimoine scientifique.

Où voir les médaillons dans le parc de la Cité internationale ?

Transformez vous, à votre tour, en arpenteur dans le parc de la Cité internationale, l’un des lieux les plus agréables pour observer ces médaillons. Le méridien y suit un axe nord-sud qui traverse le domaine depuis le boulevard Jourdan jusqu’aux abords du boulevard périphérique. Contrairement à d’autres secteurs de Paris où ils peuvent passer inaperçus au milieu du mobilier urbain, ceux de la Cité internationale bénéficient d’un environnement plus dégagé qui facilite leur repérage. Les visiteurs peuvent ainsi suivre le tracé à leur rythme et découvrir en chemin quelques surprises que réserve le parc.

La Maison des étudiants canadiens, qui fête à son tour son centenaire avec une programmation dédiée, sera votre point de départ. Vous trouverez le médaillon, à vos pieds, face au jardin de la maison sur l’avenue Rockefeller. En dépassant l’entrée du bâtiment, vous croiserez un inuksuk, un empilement de pierres à forme humaine. Les inuksuit, caractéristiques de l’Arctique, étaient érigés pour guider les chasseurs inuit lors de leurs déplacements dans la toundra. Sans doute vous guidera t-il pour la suite de votre quête.

Poursuivez votre parcours en direction de la Maison du Cambodge, où vous attend le second médaillon Arago. En chemin, profitez de deux expositions en plein air qui invitent à une véritable immersion dans l’histoire et l’identité de la Cité internationale. La première, au pied de la Fondation Victor Lyon, Regards, met à l’honneur des œuvres conservées au sein des maisons du campus. Véritable source d’inspiration pour les artistes du monde entier, la Cité internationale est aussi un remarquable lieu de création. Ses résidences abritent non seulement un mobilier d’exception, mais également des œuvres signées par de grands peintres, sculpteurs et designers. Quelques pas plus loin, près de la grande pelouse, l’exposition du centenaire vous emmène à la découverte des moments clés qui ont façonné la Cité internationale, de sa naissance à ses transformations les plus récentes.

Une fois arrivé devant la Maison du Cambodge, portez votre regard vers les studios de musique : c’est là, discrètement intégré au sol, que vous découvrirez le second médaillon Arago. Il est le dernier médaillon de la zone sud du méridien.

Pour clore cette balade, suivez la direction est du médaillon pour découvrir l’installation Prendre position et ses 47 chaises poèmes. Chacune des chaises installées porte l’identité singulière d’une maison du campus, à travers un motif gravé, inspiré de l’architecture du bâtiment, et une citation choisie d’un alumnus, d’une alumna ou d’une personnalité emblématique associée à la maison. Tournées dans toutes les directions et les unes vers les autres, elles créent un espace propice aux rencontres, fidèles à l’esprit de convivialité et de dialogue qui anime la Cité internationale depuis un siècle. Un temps venu pour se poser… et parcourir Citescope, notre agenda des cultures du monde à la recherche de votre prochaine sortie.

Des podcasts pour prolonger l’expérience

Une fois bien installés, poursuivez votre immersion grâce à nos différentes séries de podcasts. Choisissez la thématique qui vous inspire, entre l’architecture, le parc, les sciences, la vie des résidents ou la santé. Écoutez des récits et des témoignages, ou revivez les conférences et événements des maisons du campus grâce à nos replays. A écouter ici.

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