Le 24 mars 2026, à l’occasion du 50e anniversaire du coup d’État de 1976 en Argentine, la Cité internationale universitaire de Paris a dévoilé une plaque sur la façade de la Maison internationale, en hommage aux 30 000 disparus et victimes du terrorisme d’État en Argentine entre 1974 et 1983. Un temps de commémoration a réuni près de 150 personnes, dont la délégation générale de la Fondation nationale Cité internationale universitaire de Paris, des directrices et directeurs de maisons, le Bureau des résidents ainsi que des membres de la communauté argentine de Paris, venus nombreux.
Devant les représentants de la Cité internationale et de la communauté argentine réunis pour l’occasion, José-Eduardo Wesfreid, membre de l’Assemblée des citoyens argentins en France et Blandine Sorbe, déléguée générale de la Fondation nationale Cité internationale universitaire de Paris ont dévoilé une plaque commémorative portant l’inscription « La Cité internationale universitaire de Paris rend hommage aux 30.000 disparus et victimes du terrorisme d’État en Argentine de 1974 à 1983. – Plaque posée le 24 mars 2026 à l’occasion du 50e anniversaire du coup d’État du 24 mars 1976. ».
Blandine Sorbe a rappelé la portée du mot d’ordre « mémoire, vérité et justice », au cœur du travail de mémoire en Argentine depuis la fin de la dictature. Trois exigences indissociables pour que cet hommage engage une responsabilité collective, bien au-delà du geste symbolique : la mémoire, pour ne pas reproduire les erreurs du passé; la vérité, fondée sur la recherche et les faits ; la justice, comme principe à la fois individuel et institutionnel.
Créée en 1925 au lendemain de la Première Guerre mondiale, la Cité internationale universitaire de Paris a été pensée comme un lieu où étudiants, chercheurs et artistes du monde entier vivent ensemble et apprennent à construire un avenir en commun, au service de la paix et du dialogue des cultures.
À travers cet hommage, la Cité internationale réaffirme son attachement aux valeurs qui fondent son projet : la dignité humaine, la liberté de pensée, le respect des droits fondamentaux et la compréhension mutuelle. Elle rappelle que, dans la continuité des engagements réaffirmés dans sa Déclaration du centenaire, le devoir de mémoire est indissociable d’un engagement tourné vers l’avenir : accueillir, accompagner et relier les jeunesses du monde dans un esprit de responsabilité et de fraternité.
Cette plaque commémorative s’inscrit dans cette vocation de paix en offrant un espace de recueillement et de mémoire au cœur du campus.
Rechercher la vérité, ce n’est pas accepter ce qui nous est révélé par un dogme, c’est une démarche scientifique qui repose sur des règles.