L’exposition “La Cité confinée” à découvrir de chez vous


18/01/2021


Eudiante , pause lecture.

Un confinement pas comme les autres

En mars 2020, Marta Nascimento, journaliste et reporter photographique brésilienne décide de sillonner Paris pour documenter la ville à l’arrêt, suite à l’instauration du confinement. Elle choisit le campus de la Cité internationale universitaire de Paris comme terrain d’observation en raison du grand nombre d’étudiants et chercheurs de diverses nationalités y résidant. Se demandant comment vivaient-ils ce moment de crise sanitaire loin de leur famille, loin de leur port d’attache ?

A sa grande surprise, elle découvre une ville dans la ville, au rythme de vie très différent. Un campus, espace de liberté, aux antipodes de l’enfermement de la ville.

Des résidents à la créativité débordante

Pendant ce confinement, la Cité internationale est restée très dynamique et fidèle à ses valeurs de solidarité et de dialogue des cultures.

Dans leurs maisons, aux fenêtres ou sur les réseaux sociaux, les résidents ont joué de la musique, lancé des challenges, créé des potagers, organisé des cours virtuels de dessin et de cuisine, des débats en ligne, des défilés de mode et même un concours de récits sur le confinement. Les alumni se sont également mobilisés, proposant des cours gratuits de yoga et de danse en live sur les réseaux sociaux.

Une ambiance créative et solidaire a ainsi pu être maintenue sur le campus pour lutter contre l’isolement.

Images d’un temps suspendu

Découvrez ces 9 portraits, 9 moments de ce confinement décalé à la Cité internationale, sous l’objectif de Marta Nascimento.

Maison des élèves ingénieurs Arts et Métiers

Jesiane, brésilienne et ses amis étudiants, font une vidéo pour le défi en ligne «Danse à la Cité» | Maison des élèves ingénieurs Arts et Métiers

Maison des étudiants arméniens

Marie, pianiste russe, étudiante au conservatoire, a proposé des concerts via Facebook live | Maison des étudiants arméniens

Maison des étudiants arméniens

Le chat de Sébastien s’approprie les lieux | Collège franco-britannique

Fondation Deutsch de la Meurthe

Une résidente en pleine séance de travail dans les jardins de sa maison, inscrits à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques | Fondation Deutsch de la Meurthe

Fondation des États-Unis

Anushree, étudiante indo-américaine, a joué au jeu du pendu par la fenêtre avec d’autres résidents | Fondation des États-Unis

Maison internationale

Joggeurs profitant du parc déserté pendant le confinement | Maison internationale

Fondation des États-Unis

Khyra, résidente américaine et Elias, résident libanais, s’affairent dans le jardin partagé de leur maison | Fondation des États-Unis

 Maison des étudiants suédois

Les étudiants confinés sont à la fenêtre avant le début d’un concert | Maison des étudiants suédois

Parc de la Cité internationale

Le temps d’une pause lecture | Parc de la Cité internationale

Découvrez l’exposition grandeur nature au cœur de notre parc de 34 ha
Rendez-vous à l’espace d’exposition en plein air, situé le long de la promenade à l’arrière de la Fondation Victor Lyon
Du 28 janvier au 2 mai 2021
Tous les jours de 8h à 20h

Biographie de l’artiste

Née à Rio de Janeiro, Marta Nascimento étudie le journalisme et se consacre au reportage photographique. Depuis 1995, elle vit en France et réalise des sujets sociaux.
A travers ses rencontres avec des ouvriers, des militants altermondialistes, des aventuriers, des migrants, elle témoigne des dérives de la mondialisation, des mutations du monde du travail ou de la destruction écologique en Amazonie. Elle donne un visage humain à la transformation du monde. 

Ses reportages ont été publiés dans de nombreux magazines français et internationaux : Marie Claire, L’Obs, La Vie, Le Point, Courrier International, Time, Forbes…

Depuis la révolution numérique, elle s’intéresse aussi aux nouvelles formes de narration.
Pour France 5, elle réalise le webdocumentaire Made in Honduras, une enquête sur les conditions de vie des ouvrières de la zone franche de San Pedro Sula, au Honduras.
En commande pour la Cité des Sciences, dans le cadre de l’exposition Mutations Urbaines, elle réalise des films où photographies et vidéo interagissent : Regards de migrants sur la ville (Rio de Janeiro) et Mal logés, regards sur la ville (Paris).