Héros de la Cité: “La Cité internationale est un petit îlot calme et vert quelque peu en retrait du paysage urbain” | Léah Schreiber


12/03/2020


Peux-tu nous raconter ton parcours et ton arrivée à la Cité internationale ?

Je suis d’origine belge francophone et j’ai grandi dans un village près de Waterloo. Après avoir fini l’école en Belgique, je suis partie un an aux Etats-Unis où j’ai refait ma terminale dans une high school américaine tout en vivant dans une famille d’accueil pour parfaire mon anglais. C’est là-bas que j’ai pris goût aux matières scolaires telles que la politique, les relations internationales et le débat, entre autres. J’ai décidé de poursuivre des études en anglais et dans ces domaines. J’ai intégré l’Université de Bristol en Angleterre où j’ai obtenu une licence en politique et relations internationales en 2018. L’année d’après, j’ai fait un master d’un an à l’Université de Leiden, aux Pays-Bas, en sciences politiques en me spécialisant en philosophie politique. Après avoir fini mon master à Leiden, j’étais désireuse de poursuivre une formation en études sur le genre, un sujet que j’avais abordé dans mon mémoire mais pour lequel je n’avais pas encore eu une formation suffisante à mon sens. J’ai donc candidaté pour le Master en études sur le genre de l’Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis qui possède le seul département en études sur le genre en France et qui propose une formation interdisciplinaire. J’ai intégré ce Master directement en deuxième année, en Septembre 2019, date à laquelle j’ai également emménagé à la Cité internationale.

Qu’est ce qui t’a motivé à intégrer la Cité internationale ?

Quand il a été question de trouver un logement à Paris, mes parents m’ont parlé de la Cité internationale. Mon père m’a alors raconté qu’il y avait lui-même séjourné pendant un an lors de ses études. En faisant mes recherches sur l’endroit, j’en suis directement tombée amoureuse. J’ai beaucoup voyagé, que ce soit pour mes études ou pour le loisir, et j’ai toujours accordé énormément d’importance aux rencontres que ces voyages permettent. La Cité internationale, c’est un moyen de découvrir le monde tout en restant dans Paris. De plus, en étant située dans le Sud de la capitale, sur un terrain immense et en face du parc Montsouris, il est facile d’éviter la foule de Paris tout en pouvant rejoindre le centre-ville rapidement. C’est un petit îlot calme et vert quelque peu en retrait du paysage urbain.

Quels sont tes projets et objectifs futurs ?

J’aime dire que je fais mon petit tour du monde, diplôme par diplôme. Continuer à voyager est certainement un objectif dans mon futur. Etudier dans différentes universités de différents pays est aussi un moyen pour moi de me rendre compte des différentes traditions de pensée qui existent dans mes disciplines académiques. J’aimerais poursuivre ma formation académique en faisant un doctorat qui combinerait la philosophie politique et les études sur le genre, si possible à Paris, ville dans laquelle j’aimerais rester quelques années supplémentaires. Cela me permettrait également de rester à la Cité internationale et de profiter de tout ce qu’elle a à offrir !

Penses-tu que ton séjour à la Cité internationale soit un tremplin pour ton avenir ?

Je le pense tout à fait. D’un côté, très simplement, la Cité internationale me permet de côtoyer des personnes plus avancées que moi dans leurs carrières qui sont donc des mines d’or en terme de conseils et de recommandations, surtout par rapport à tout ce qui concerne les études doctorales. D’un autre côté, plus concrètement, il y a tellement de manières de s’investir dans des projets du campus, projets qui permettent d’acquérir certaines compétences et de se familiariser avec les réseaux professionnels ou académiques concernés. Par exemple, je vais avoir l’opportunité d’animer une conférence dans ma maison dans le cadre de la semaine précédant la Journée internationale des droits des femmes, une opportunité tellement enrichissante pour une étudiante en master !

Si tu devais résumer la Cité internationale en un mot, lequel choisirais-tu ?

“Rencontre”. La Cité internationale crée des rencontres à tellement de niveaux différents. Les maisons de pays créent des rencontres entre cultures, entre langues. Les restaurants qui existent dans certaines maisons créent des rencontres entre traditions culinaires. Les bâtiments eux-mêmes créent des rencontres architecturales surprenantes et inattendues dans Paris. En enfin, la Cité internationale, que ce soit au sein des maisons ou entre elles, c’est avant tout un lieu de rencontres entre personnes, des personnes d’horizons et de parcours divers mais qui sont réunies ici grâce à ce projet magnifique qu’est la Cité internationale et à un désir de découverte et de partage.

Léah Schreiber | Résidente au Collège d’Espagne