Face à la crise sanitaire du coronavirus, la Cité internationale a pris des mesures exceptionnelles afin d’assurer l’accueil et la sécurité de ses résidents

11/05/2020


par Oana Besnea


©ALAgrAphy

La Cité internationale a continué d’accueillir ses résidents sur son campus même dans le contexte du Covid-19. Elle a très vite pris les mesures adaptées pour assurer la continuité de son activité d’accueil et gérer au mieux les besoins des étudiants et chercheurs internationaux présents sur le campus. Dès le 26 février, une cellule de crise a été réunie. Des mesures exceptionnelles ont été prises dès l’annonce par le président de la République des mesures de confinement le 16 mars dernier. Les équipes de la Cité internationale ont été pleinement mobilisées et la Déléguée générale de la Fondation nationale a assuré un lien permanent avec le rectorat et les ministères, ainsi qu’avec les ambassades des pays étrangers afin d’adapter les mesures aux consignes diffusées par les autorités sanitaires françaises et internationales.

Le déplacement des résidents autorisé, mais limité aux déplacements strictement nécessaires

Dès le début de la crise sanitaire, la Cité internationale est restée ouverte et opérationnelle avec des mesures appropriées pour protéger la santé des résidents et pour empêcher la propagation du coronavirus sur le campus. Afin d’assurer la distanciation sociale, les services recevant du public, ainsi que le parc ont été fermés. Le déplacement des résidents a cependant été autorisé, mais limité aux déplacements strictement nécessaires. Tout regroupement dans le parc a été interdit le 16 mars 2020. Les espaces sportifs ont été fermés.

Le confinement des 4 000 étudiants sur le site s’est peu à peu organisé dans les maisons. Des mesures stricts ont été mises en place : les espaces collectifs ont été fermés et les cuisines collectives réservées à un usage limité et individuel. Pour accompagner au mieux les résidents, un protocole et des conseils de bonnes pratiques en matière d’alerte, d’information et de vérification de cas de covid-19 ont été mis en place et sont scrupuleusement suivis par les Directeurs des maisons.

Un suivi psychologique attentif et une communication permanente avec les résidents

En dehors du cantonnement de l’épidémie, la Fondation nationale s’est rapidement préoccupée du suivi psychologique des étudiants confinés dans des chambres de taille modeste, loin de leurs familles et dans un pays qui n’est pas le leur. Un accompagnement attentif leur a été proposé et des informations régulières sur l’épidémie leur ont été données. Une communication permanente avec eux a été assurée dès le début de la crise. Elle a permis de transmettre en temps réel des informations essentielles et des bons plans pour s’occuper pendant le confinement : campagnes mailings bilingues, Facebook live réguliers, Flash-infos quasi quotidiens, rubrique web et boîte mail dédiée au covid-19.

La Fondation nationale a également veillé à la prise en charge des malades en les aidant à contacter des médecins pour une téléconsultation. Les étudiants malades susceptibles d’avoir contracté le covid 19 (de l’ordre d’une quarantaine) ont été confinés dans leur chambre, avec un kit sanitaire (masques, gants). Ils ont également bénéficié du Relais Social International de la Cité internationale qui a assuré une aide psychologique et sociale pour aider les résidents rencontrant des difficultés (anxiété, difficultés financières, familiales…).

Des partenariats avec des associations de l’économie sociale et solidaire

Pour faire face aux besoins alimentaires des résidents et afin de limiter leurs déplacements, la Cité internationale a développé des partenariats avec des associations de l’économie sociale et solidaire.

FRICHTI a ouvert le 23 mars une plateforme dédiée spécialement aux résidents de la Cité internationale. Grâce à cette plateforme, ils ont pu commander leurs repas pour le midi et/ou le soir. Chaque jour, trois menus leur étaient proposés. La plateforme était accessible en français et en anglais. Les commandes ont pu être réceptionnées à la Maison du Portugal et à la Maison des étudiants suédois.

Le 26 mai, un partenariat a été mis en place avec l’association HopHopFood afin de mettre à disposition des étudiants confinés en difficulté des produits alimentaires gratuits via une application. Un réseau de commerçants solidaires prêts à donner des denrées alimentaires saines et de qualité a été constitué à proximité du campus et plus largement à Paris. Les étudiants et chercheurs peuvent désormais réserver leurs produits sur l’application en toute confidentialité puis les récupérer directement auprès des commerçants. Cette action solidaire, toujours en cours, permet de lutter contre le gaspillage alimentaire tout en aidant les étudiants les plus fragiles.

Un fonds d’aide aux résidents en difficulté grâce à nos mécènes

Beaucoup de résidents ont été précarisés, par l’arrêt brutal de l’économie qui ne leur a pas permis de poursuivre ou renouveler un stage ou un contrat de travail à durée déterminée. La Cité internationale a mis en place, grâce à ses mécènes, un fonds pour permettre aux résidents rencontrant des difficultés de bénéficier d’une prise en charge de leur loyer du mois d’avril. Plus de 80 000 euros a pu être mis en place grâce à la Fondation Ardian, à la Fondation Vinci, à la Fondation Linklaters, au groupe Bolloré, à BNP Paribas Real Estate, à BNP Paribas et grâce à la participation de la Région Île-de-France.

Une gestion de la crise sanitaire saluée par les résidents de la Cité internationale

Cette continuité d’accueil a été saluée par les résidents, comme en témoigne la « lettre ouverte » que le Bureau des résidents a adressé à chaque étudiant et chercheur : « Tous les résidents n’en n’ont pas forcément conscience, mais nous pouvons vous assurer que, bien que les portes de ces services soient closes, chaque employé qui en a la possibilité travaille jour et nuit pour nous permettre de rester ici, confinés dans les meilleures conditions possibles. Grâce à eux, chaque étudiant confiné est ravitaillé et peut facilement entrer en contact avec du personnel médical. Ils trouvent des solutions pour les étudiants devant rester, quand bien même leurs baux sont arrivés à termes. Ils cherchent des solutions pour les étudiants partis en urgence et dont les affaires sont restées. Ils luttent également contre l’isolement des résidents et cherchent à résoudre chaque problème, l’un après l’autre ».