CitéScope

Le cœur des mes plantes

Le
Maison de l'Île-de-France

Concert d’Emilie Eunjin Kim, piano, lecture, auteur et Frederic Marty, contrebasse et compositions acoustiques.
Avec en invité spécial : Jeong U Choe, guitare acoustique.

«Les petits bruits qui chatouillent mes oreilles me paraissent parfois plus beaux et plus agréables que toute autre musique. Chaque son de la nature résonne avec sa propre identité. »

La pianiste Emilie Eunjin Kim, vit seule à Paris dans une petit appartement. Fatiguée par sa solitude et la complexité des relations, elle recherche une présence apaisante et détachée. Ainsi, quelques belles plantes près de sa fenêtre, piano, livres au chevet de son lit peuplent son univers, son intimité, son antre. En observant ces plantes ne demandant que terre, eau et lumière, elle pense à vivre beaucoup plus simplement.

C’est la rencontre du contrebassiste, compositeur Frédéric Marty avec l’auteur coréenne Emilie Eujin Kim pour une lecture de larges extraits de son livre « le cœur de mes plantes » ou 동거 식물, ponctuée de diffusion de compositions acousmatiques et de musique en direct. 

Biographies

Émilie Eunjin Kim
Après une adolescence tournée vers le cinéma, Eunjin Kim est reçue première à l’université de Kookmin, section arts du spectacle. En 2003, son premier moyen-métrage, Lie Game, est présenté à de nombreux festivals de cinéma en Corée du Sud, après quoi elle choisit une voie de réalisatrice indépendante privilégiant le regard de l’artiste et l’esprit avant-gardiste. Son film expérimental « Déjà vu 1106 Genève » (2006) explore les possibilités de l’improvisation et du son. Petit à petit, elle s’intéresse à la musique et en 2010, part étudier le piano classique et jazz en France au CRD du Val-de-Bièvre. Elle découvre l’improvisation libre au CRR d’Aubervilliers-La Courneuve. 

Elle a récemment publié un essai sur les plantes et la musique «Le cœur de mes plantes» en Corée du sud. 
Elle séjourne actuellement à Paris et expérimente la diversité dans l’improvisation.

Fred Marty
Après des études de contrebasse classique, il consacre son travail à l’improvisation libre et l’expérimentation de divers modes de jeux sur la contrebasse. Ainsi, il s’attache à développer un langage personnel en s’inspirant de sons du quotidien, faisant oublier parfois la contrebasse elle- même. Il aime les sons distordus comme les harmoniques au spectres incomplet ou dénaturé, des sons de percussions sans hauteur pré-déterminée, des sons émis par le frottement des doigts ou de la main sur la caisse de résonance. Il modifie également le timbre par l’insertion entre les cordes de baguettes en bois ou en métal. Par ce procédé, il obtient des sons types bruits blancs, des timbres proches de certains cuivres comme le cor par exemple ou de vent comme le didgeridoo. Par ce même procédé, il crée également des conflits de fréquences entre la résonance propre de l’instrument et la hauteur qu’il est en train de jouer.

Chaque partie du corps de la contrebasse devient un instrument propre.

Fred Marty a joué avec Michel Doneda, Sophie Agnel, Isabelle Duthoit, Frédéric Blondy, Roger Turner, Daunik Lazro, Michael Nick, Pascal Battus, Franz Hautzinger, Lê Quan Ninh, Yuko Oshima, Diemo Schwarz, Nicolas Souchal, Cyprien Busolini, Deborah Walker, Patricia Bosshard, Alvise Sinivia, Catherine Jauniaux, Bertrand Gauguet, Jean-Sébastien Mariage, Xavier Lopez, Jean-Luc Petit, Henry Herteman, Mathieu Garrouste, Edward Perraud, Pascal Marzan, Jean-Marc Foussat, Jean-Brice Godet, Ai Watanabe, Itaru Oki, Birgite Lyregaard, Yoko Arai, Usui Yasuhiro, Matsumoto Kenichi, Yoko Miura, Marcos Fernandes, Claude Parle, Ugo Boscain, Eric Dambrin.

Il travaille également avec des danseurs butô comme Maki Watanabe ou Gyouhei Zaitsu, contemporain comme la danseuse Bérengère Altieri-leca.
Depuis 2012, il est membre de l’ ONCEIM, orchestre dirigé par Frédéric Blondy.