CitéScope

HAZ’ART TRIO

Le
Maison de la Tunisie

Dans le cadre du festival Jazz à la Cité 5, la Fondation de la Maison de Tunisie a le plaisir de vous inviter au concert de HAZ’ART TRIO.

Dans une approche musicale universaliste, Haz’Art Trio regroupe trois instruments peu rapprochés par le passé et par la coutume musicale : la contrebasse, la batterie et le ‘ûd. Autant que l’originalité de la démarche compositionnelle, les profils respectifs des musiciens engagés dans ce projet en font toute sa particularité.
A la batterie, Dominik Fürstberger entame un cursus académique en batterie (spécialité jazz) au sein de la Mannheim Musikochschule, après un parcours de pianiste qu’il a poursuivi jusqu’à l’âge de 16 ans. Ceci est à l’origine du raffinement autant du jeu que du son de cet instrumentiste qui multiplie les expériences musicales pour une ouverture à la musique électronique avec son projet Lektron, et même en accompagnant plusieurs rappeurs sur la scène allemande.

Jonathan Sell a débuté jeune en tant que bassiste rock, essentiellement jouant de la basse électrique, pour qu’ensuite il se mette à la Contrebasse au sein de diverses formations, essentiellement focalisées jazz et musiques du monde. Avide de la connaissance des maqâms etbdes cultures musicales non occidentales, Jonathan développe au fil des expériences un jeu distingué et une manipulation de plus en plus aisée de systèmes musicaux à dominante modale.

Fadhel Boubaker, compositeur et ‘ûdiste tunisien, a toujours cherché à intégrer la culture musicale arabique (objet de sa toute première formation) à des contextes et univers musicaux innovants et expérimentaux. Initiateur du projet Beyond Borders Band, il se forge un jeu et une écriture musicale qui lui sont propres, où on retrouve un son de ‘ûd en rupture avec l’école classique arabe, au profit d’une ouverture sur un langage autonome et multiculturel.

L’union de ces trois profils a donné naissance à des compositions authentiques où sont jumelées les tessitures de la contrebasse et du ‘ûd de l’unisson à la polyphonie, sur des métriques complexes et des structures élaborées, avec un déploiement simultané de couleur maqamique et d’esthétique jazzistique fort remarquables dans les mouvements modulatoires et les dynamiques variées d’une composition à l’autre.
Le trio va même jusqu’à revisiter la chanson égyptienne des années 30, et l’oeuvre de Richard Wagner. Après deux ans de tournées entre la Tunisie et l’Allemagne, Haz’art Trio vient de finaliser l’enregistrement de son premier disque, dont la sortie officielle est prévue pour Octobre 2015.