FAVORISER LA BIODIVERSITE


28/02/2020


DE PLUS EN PLUS DE RUCHES A PARIS 

Ces dernières années, les toits des grandes villes ont assisté à l’arrivée de nouveaux habitants : les abeilles. On compte aujourd’hui plus de 1 000 ruches à Paris, soit 50 millions d’abeilles. En 2009, la Cité internationale s’est engagée en faveur du développement durable et a accueilli un rucher aux abords de la Maison internationale. D’abord exploité avec l’association l’Abeille parisienne, il a ensuite été géré en partenariat avec le GABI (Groupement d’apiculteurs de Bréviande intercommunal). Une douzaine de salariés a été formée à l’apiculture pour exploiter  le rucher en autonomie avec l’appui du domaine.

UN EFFET NEGATIF SUR LA BIODIVERSITE

Lorsque la Cité internationale a décidé d’installer des ruches, le rôle et l’impact des abeilles domestiques en milieu urbain étaient encore méconnus et cette démarche était alors considérée comme une contribution au renforcement de la biodiversité. Or, au regard de plusieurs études récentes, il apparait qu’un trop grand nombre de ruches en ville s’avère négatif pour la biodiversité. Les ruches abritent une espèce d’abeille omniprésente : l’abeille domestique qui si elle est la meilleure productrice de miel est nuisible aux autres pollinisateurs notamment les abeilles sauvages. Celles-ci sont beaucoup plus solitaires et limitées dans leur choix de variété de fleurs. Arrêter l’installation de ruches et même en retirer devient alors la solution pour retrouver un équilibre dans cet écosystème. La Cité internationale soucieuse de protéger la biodiversité de son parc de 34 hectares a donc opté pour l’arrêt de son rucher. Pour favoriser la biodiversité, le parc compte 6 hôtels à insectes qui offre un abri aux pollinisateurs sauvages. En accompagnement de cette démarche, des prairies de fleurs mellifères ont été semées autour des 6 hôtels pour leur procurer les ressources florales dont ils ont besoin pour se nourrir.