Un terreau pour la Paix

La découverte, le dialogue et le respect des différentes cultures constituent le fondement même du fonctionnement de la Cité.

03/07/2015


par Alexandra BITMIGNON


Les maisons qui la constituent, en majorité rattachées à un pays (25 maisons sur 40), sont porteuses de l’identité et de la culture de ce pays mais n’accueillent pas uniquement des résidents « nationaux ». Elles appliquent le principe du brassage qui implique que toute maison accueille, pour au moins le tiers de sa capacité, des résidents issus d’autres nationalités. De ce fait, chaque maison compte de 15 à 70 nationalités. Des aménagements plus pratiques comme les cuisines d’étage et des lieux privilégiés de la vie en commun favorisent la vie collective dans les maisons.

logo-cite-paix


Un réseau pour la Paix

En 2014, la Cité a développé son réseau de « résidents pour la Paix » qui réunit des étudiants et chercheurs dont les études et travaux ou les centres d’intérêts personnels portent sur les thèmes de la paix, des droits de l’homme, de la démocratie. Ils réfléchissent ensemble à des actions concrètes que la Cité et les maisons accompagnent notamment en proposant des espaces pour l’organisation de rencontres, débats, dîners… Parmi les membres du réseau, certains sont engagés dans des projets humanitaires. En 2014, Amnesty International et la Croix-Rouge étaient présents sur le campus pour relayer leurs actions auprès des jeunes.

Encadre6-Colloque-voix-paix-2014

Conférence du cycle Les voix de la Paix à la Maison de l’Italie.

Les voix de la paix
En février 2014, la Cité internationale a choisi de commémorer la Grande Guerre du point de vue de la paix en proposant un colloque international baptisé Les voix de la paix : 1913-1933, organisé avec l’École normale supérieure. Ce colloque a associé plusieurs maisons de la Cité (Fondation des États-Unis, Maison de l’Italie, Fondation BIERMANS-LAPÔTRE et la Maison Heinrich HEINE) et a permis à des universitaires de renom de donner sur cette période un éclairage original. Il s’est inscrit dans un cycle de conférences mené par toutes les maisons sur le thème « Cité pour la Paix ».

« Un des desseins essentiels de la Cité est de faire entrer en relation quelques-unes des intelligences qui sont l’espoir de demain et de les amener ainsi à s’apercevoir que les hommes, malgré la diversité de leurs origines et des traditions qui les ont formés, ne sont pas si différents les uns des autres qu’ils l’imaginent. »
André HONNORAT,
Fondateur et président de la Cité internationale (1925-1948)


Un label Cité pour la Paix

La Cité est conçue pour être un terreau de culture de la paix. Par un dispositif dense et diversifié d’animation et de manifestations de toutes natures, festives, culturelles, sociales, elle favorise les rencontres, la découverte mutuelle et les débats. Un accent particulier est mis sur les manifestations qui portent sur des thèmes relevant des valeurs universalistes de la Cité. Ces manifestations font l’objet d’un signalement sous forme d’un label Cité pour la Paix. Au cours de l’année, une vingtaine de manifestations organisées par la Cité et les maisons a porté ce label. En janvier, par exemple, la Maison Heinrich Heine a invité l’historien Christopher CLARK pour une conférence autour de son ouvrage best-seller Les somnambules, qui analyse les origines de la Première Guerre mondiale. Dans la ligne droite des commémorations de 14-18, la Fondation Suisse a mis à l’honneur des artistes, savants et intellectuels devenus promoteurs de la paix et qui ont en commun d’avoir tous séjourné à Paris pour leur formation. Ce cycle Drapeau blanc étrangers à Paris, promoteurs de la Paix a proposé des projections de documentaires, deux expositions, une visite guidée sous le signe de Le Corbusier, une lecture théâtrale et des interventions musicales mettant en lumière les efforts pacifistes des artistes. 

Encadre8-Manif-paix-CIUP-0081

Les résidents mobilisés lors de la manifestation du 15 janvier 2015.

Les étudiants du monde engagés pour la paix
Ambassadeurs de la paix et de la tolérance, les étudiants qui vivent à la Cité internationale ont rejoint ensemble le cortège de la marche républicaine dimanche 11 janvier 2015 sous une banderole commune « Les étudiants du monde s’engagent pour la paix et la tolérance ».



En lice pour le Nobel

En 2014, la Cité internationale a été proposée pour l’attribution du Prix Nobel de la Paix afin d’honorer le rôle exem- « Un des desseins essentiels de la Cité est de faire entrer en relation quelques-unes des intelligences qui sont l’espoir de demain et de les amener ainsi à s’apercevoir que les hommes, malgré la diversité de leurs origines et des traditions qui les ont formés, ne sont pas si différents les uns des autres qu’ils l’imaginent. » André HONNORAT, Fondateur et président de la Cité internationale (1925-1948) Les voix de la paix En février 2014, la Cité internationale a choisi de commémorer la Grande Guerre du point de vue de la paix en proposant un colloque international baptisé Les voix de la paix : 1913-1933, organisé avec l’École normale supérieure. Ce colloque a associé plusieurs maisons de la Cité(Fondation des États-Unis, Maison de l’Italie, Fondation BIERMANS-LAPÔTRE et la Maison Heinrich HEINE) et a permis à des universitaires de renom de donner sur cette période un éclairage original. Il s’est inscrit dans un cycle de conférences mené par toutes les maisons sur le thème « Cité pour la Paix ». Conférence du cycle Les voix de la Paix à la Maison de l’Italie. – Témoignage – Najat VALLAUD-BELKACEM ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, ancienne résidente de la Cité internationale « Je soutiens la candidature de la Cité au Prix Nobel de la Paix » La Cité est un très beau projet et je la soutiendrai autant que faire se peut. Elle n’a pas d’équivalent dans le monde et est, à elle seule, un plan pour la paix dans le monde. Faire se côtoyer, cohabiter des jeunes gens venus de tous les pays du monde : c’est inégalable pour construire la paix. Si la Cité internationale pouvait devenir Prix Nobel de la Paix, cela renverrait un très beau message à la fois sur la paix elle-même, sur la façon dont on la construit, et sur notre confiance dans la jeunesse. 28 plaire qu’elle joue depuis près d’un siècle à l’égard de la jeunesse du monde. La Cité est, en effet, une institution qui cherche à donner du sens à la mobilité des étudiants. Une importante chaîne composée d’anciens et de personnalités politiques et universitaires a déposé une candidature auprès du comité de sélection manifestant ainsi leur attachement aux missions de la Cité. Parmi eux, Abdou DIOUF, président du Sénégal (1981-2000) et secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (2003- 2014), Chandrika KUMARATUNGA, présidente de la République du Sri Lanka (1994-2005), Fernando ARRABAL, poète et romancier espagnol ou encore Miguel Ángel ESTRELLA, pianiste classique argentin. Cette candidature honorait également l’engagement de tous les pays présents sur le campus (127 nationalités représentées en 2014) et prenait une dimension supplémentaire en cette année anniversaire du déclenchement de la Première Guerre mondiale.

Encadre7-les-suspendues_MG_2670-∏mathilde-delahaye

Les suspendues
À la rentrée, la Cité internationale a accueilli Les Suspendues, une œuvre de Sima KHATAMI & Stéfane PERRAUD. Sous une passerelle, des billets rectangulaires en acier étaient suspendus, témoignages de combats et d’engagements d’hier et d’aujourd’hui. Commande du Théâtre de la Cité internationale, cette installation sonore et visuelle a poursuivi sa route dans les universités de France, dans le cadre du programme Art Campus, avec le soutien du ministère de la Culture et de la Communication, du CNOUS et en partenariat avec le réseau Art+Université+Culture. Des rencontres autour de l’installation et de l’art engagé ont eu lieu avec les spectateurs.


Les anciens : un réseau fidèle

La Cité bénéficie d’un réseau d’anciens dont certains sont connus à travers le monde. Ils sont environ 400 000, venant des quatre coins du monde, à avoir eu la chance de vivre à la Cité depuis sa création. Depuis les plus anciens que sont SARTRE et BOURGUIBA, en 1925, aux plus récents, comme la ministre Najat VALLAUD-BELKACEM, ce réseau est composé de personnalités qui constituent un vaste réseau à travers le monde. En 2014, la Cité a réuni ses anciens au cours des 3e Rencontres Internationales des Anciens de la Cité (RIAC). Venus de tous les continents, ils ont retrouvé avec plaisir l’ambiance cosmopolite de ce campus unique au monde.