Découvrez la Cité internationale à travers les coups de cœur de Laura

Arrivée à Paris pour poursuivre ses études en Droit français et allemand, Laura découvre un campus cosmopolite. Ici, les nationalités se mélangent dans chacune des 40 maisons éparpillées dans le parc, comme dans un monde en miniature, mais sans frontières.

22/12/2015


par Oana Besnea


© Antoine Meyssonier
© Antoine Meyssonier

 

« Mon coup de cœur, c’est vraiment la bibliothèque… »

Quand on lui évoque la Cité internationale, la première chose qui vient à l’esprit de Laura, c’est la bibliothèque de la Maison Heinrich Heine. C’est ici que cette jeune allemande aime passer son temps, « c’est [son] coup de cœur ». Première représentation officielle de l’Allemagne en France, la Maison de l’Allemagne est l’une des réalisations les plus modernes des années 1950, oeuvre de l’architecte Johannes Krahn.

 

Sur le campus, bien que son pays soit représenté par une maison, Laura a choisi d’habiter dans un pavillon qui reflète une culture différente de la sienne : « Ma maison, c’est la Maison de la Tunisie, » avoue-t-elle.

 

Comme Laura, plus de 12 000 étudiants et chercheurs venus des quatre coins du monde se côtoient chaque année dans les résidences du campus. Cette possibilité est offerte grâce à un système dit de « brassage », l’un des principes fondateurs de la Cité internationale : ainsi, un Portugais peut habiter à la Maison de Norvège, une Canadienne à la Maison du Brésil, ou encore un Indien à la Maison de l’Italie.

 

Et les possibilités de brassage sont nombreuses, puisque le campus compte 40 maisons. Chacune d’elles reflète à la fois son identité culturelle et l’ouverture à l’international et c’est bien cela qui séduit ces jeunes issus du monde entier à la découverte d’une expérience tant universitaire qu’humaine.

 

Laura : « La paix, c’est l’esprit de la Cité »

L’une des plus belles utopies pacifistes de l’entre-deux-guerres, Babel Etudiante, havre de paix et d’harmonie, la Cité internationale se maintient à la hauteur de son engagement pour le vivre ensemble dans la diversité culturelle.

 

Plus concrètement, chaque résident a l’occasion de découvrir l’Autre au quotidien. Cette confrontation avec les différences que peuvent exister entre les uns et les autres induit un enrichissement personnel, une meilleure connaissance de soi. Pas de frontières culturelles ou géographiques puisque, comme dirait Laura, à la Cité internationale « on [y] vit ensemble sans y réfléchir ».