Maison du Portugal - André DE GOUVEIA


La gouvernance

Ana Paixao

Ana Paixao
Directrice

 Sa vision de la Cité internationale

Espace de construction de ponts entre cultures, de tissage de liens entre résidents de différentes nationalités, la Cité internationale reste fidèle au principe du brassage – échange de résidents entre maisons, échanges interculturels. Mais le campus est aussi un lieu d’épanouissement de projets académiques, artistiques ou autres, et nos résidents ont ici l’opportunité de créer, de faire rayonner leurs capacités, leur talent, de vivre une expérience qui marque décisivement leurs vies.

Son coup de coeur

La Maison du Portugal – André de Gouveia est un espace de présentation de la culture portugaise, surtout des projets de jeunes créateurs ou interprètes. La Maison est aussi au cœur des grands projets de la Cité internationale, intégrant des manifestations plus larges avec d’autres maisons et la Cité pour la Paix, favorisant les échanges entre nos résidents et ceux du campus.

Nos projets s’ouvrent aussi au-delà de la Cité internationale en partenariat avec multiples institutions portugaises et françaises, la communauté portugaise et la société française.

Sa citation préférée

André de Gouveia (1497-1548), grand humaniste portugais, a été Principal du Collège de Guyenne à Bordeaux, du Collège de Sainte-Barbe à Paris, Recteur de l’Université de Paris et Principal du Collège des Arts à Coimbra. Montaigne, son disciple, le considère «le plus grand principal de France»

Essais, I, chap. 26

 

Marcel Pochard Président de la Cité internationale universitaire de Paris

Marcel Pochard
Président de la Cité internationale universitaire de Paris

Son parcours

Professionnellement j’ai eu une carrière type de haut fonctionnaire de l’Etat : études à Sciences-Po Paris, l’ENA, l’entrée au service de l’Etat, les cabinets ministériels, une grande direction d’administration centrale (la direction générale de l’administration et de la fonction publique, rattachée au Premier Ministre), le Conseil d’Etat…

 

Ce qui m’a valu l’honneur de devenir Président du conseil d’administration de la Cité internationale : un peu le fait d’être un ancien résident (de la Deutsch de la Meurthe) ; beaucoup ma qualité de Conseiller d’Etat. Historiquement, pour présider la Cité, il est fait appel à une personnalité qui appartienne à l’Etat, mais qui a suffisamment d’indépendance pour incarner une fondation pleinement autonome, surtout quand elle est de l’importance de la Cité. Tout le profil d’un conseiller d’Etat…

 

Qui plus est, au Conseil d’Etat, j’ai eu longtemps à traiter les dossiers de reconnaissance de l’utilité publique des associations et fondations. Or quand j’ai été appelé à présider la Cité, le dossier majeur était celui de la nouvelle gouvernance et de l’accession des différentes maisons de pays au statut de fondations reconnues d’utilité publique. Il fallait bien connaître les arcanes administratives et le droit des fondations pour dénouer la complexité du dossier. Je dois dire que je suis fier du résultat.

Sa vision de la Cité internationale

Deux dimensions majeures pour moi :

  • Les Maisons de pays : il s’agit là d’une des intuitions les plus géniales des fondateurs de la Cité, y faire venir non seulement des résidents issus du monde entier, mais aussi et surtout, au travers de leurs Maisons, les pays eux-mêmes avec leur histoire, leur culture, leur souci de rayonnement. Il en résulte une dynamique sans comparaison par rapport aux campus internationaux existant par ailleurs ;
  • Le Brassage qui fait que toute maison doit s’ouvrir pour 1/3 au moins de ses capacités d’accueil à des étudiants d’autres nationalités que celle d’origine de la Maison.
    Chaque Maison incarne ainsi toute une part de la diversité des façons d’être et de penser dans le monde.

Son coup de cœur

Plus qu’un coup de cœur passager, un véritable émerveillement devant la magie des lieux et de l’œuvre. Un émerveillement qui se reproduit à chaque fois que je franchis l’entrée de la Cité, dû en particulier à cette atmosphère de multiculture, d’ouverture internationale, d’expression de la diversité du monde, d’échanges, de tolérance, de convivialité, qui y est immédiatement perceptible, et qui modifie d’emblée votre regard.

 

Un lieu aussi où se forgent la solidarité et l’amitié. Pour ce qui me concerne, la Cité, c’est une grande part de mes amis actuels les plus proches. Je suis originaire des montagnes du Haut-Doubs. Lorsque je suis arrivé à Paris pour mes études supérieures, je ne connaissais strictement personne.

 

La Cité a été le creuset de ma vie sociale d’adulte. Je vois d’ailleurs la Cité comme la matrice de multiples réseaux d’amitiés à l’échelle internationale, une « école des relations humaines pour la paix », comme l’a dit à juste titre l’actuel ambassadeur de la Suède à Paris.

Sa citation préférée

“Seul a un sens ce qui sert à unir les Hommes.”
Léon Tolstoï

 

“Demeurer dans son identité, c’est se perdre et cesser d’être.”
Jean-Pierre Vernant