CitéScope

L’Avenir

Du au
Théâtre de la Cité

Notre époque n’est pas tendre avec les poètes, alors que leur lyrisme noir est à même de nous faire voir la réalité sous un jour nouveau. Dans ce poème dramatique aux allures de fin d’époque, sorte d’élégie à la beauté fragile du monde, Clément Bondu nous parle d’une Europe dévastée, dont il faudrait désormais s’éloigner.

Chambre 411 d’un hôtel soviétique à l’abandon. Des images en noir et blanc défilent sur écran, fenêtre ouverte sur une Europe devenue brutalement inhospitalière, jetant sur les routes des hordes de « Nouveaux Tsiganes » fuyant une catastrophe inconnue. Au milieu d’une brume dorée, deux musiciens et un poète nous plongent dans un état proche de l’hypnose, entre nostalgie d’un paradis perdu et espoir d’un renouveau qui tarde à venir.

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Poète, écrivain, metteur en scène et cinéaste, Clément Bondu est notamment l’auteur de Nous qui avions perdu le monde,
fresque musicale dont le second volet a été créé au Théâtre de la Cité internationale. Sa dernière pièce, Dévotion, dernière offrande aux dieux morts, réalisée avec la promotion 2019 de l’ESAD, a été créée à l’occasion du 73e Festival d’Avignon.
 
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TEXTE, CONCEPTION ET INTERPRÉTATION Clément Bondu
 
COMPOSITION ET INTERPRÉTATION MUSICALE Jean-Baptiste Cognet et Yann Sandeau • VOIX-OFF Isabel Aimé Gonzalez Sola • CRÉATION LUMIÈRE ET RÉGIE GÉNÉRALE Nicolas Galland