Thierry de LA TOUR d’ARTAISE, PDG du Groupe SEB, mécène et ancien résident


18/11/2013


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Thierry de la Tour d’Artaise a résidé à la Maison des Etudiants de l’Asie du Sud-Est pendant ses études à l’ESCP Europe. Il a commencé sa carrière en 1976 chez Allendale Insurance aux États-Unis, puis a travaillé dans l’audit chez Coopers & Lybrand et Chargeurs, avant de devenir Directeur Général de Croisières Parquet en 1986. Il est entré au groupe Seb en 1994 en tant que Directeur général de Calor. C’est en 2000 qu’il est devenu le Président-Directeur Général du groupe, devenu leader mondial dans le domaine du petit équipement domestique.

Quel étudiant étiez-vous ?

Oscillant entre l’ESCP, l’Institut de langues orientales et les cours de maths que je donnais.Néanmoins, très présent à la Cité internationale d’autant plus qu’il n’y avait pas de campus à l’ESCP ni aux langues orientales.

Trois mots pour résumer votre séjour à la Cité internationale ?

International :
A la Maison de l’Asie du Sud-est, on se croyait réellement en Asie (bien qu’à Paris) du fait de l’architecture du bâtiment, du nombre d’étudiants asiatiques (nous étions moins de 10 Français, je pense, sur 200 résidents) mais aussi des animations et des bonnes odeurs de cuisine.

Rencontres:
J’ai le souvenir d’échanges passionnants avec des étudiants du monde entier et surtout de tous les pays d’Asie du Sud-est (Vietnam, Cambodge, Laos, Birmanie, Thaïlande). J’ai fait la découverte de cultures différentes, de langues différentes, de coutumes différentes, mais aussi de centres d’intérêts très différents, de ce que je faisais en École de Commerce.

Amitié/Solidarité :
Quand on habite à la Cité internationale, on découvre beaucoup de gens et on se lie d’amitié avec certains. J’ai beaucoup fréquenté les thaïlandais, et suis resté en contact avec certains pendant plusieurs années, les revoyant soit à Paris, soit à Bangkok.Les étudiants de la Maison de l’Asie ne rentraient pas chez eux pendant souvent toute une année, et j’ai pu constater la formidable solidarité qu’il y avait non seulement entre eux mais également avec nous français qui avions la possibilité de rentrer dans nos familles régulièrement. 

Votre souvenir le plus marquant sur le Campus ?

La chute de Saïgon en avril 1975 vue en direct dans la salle de télévision de la Maison de l’Asie. Il y avait des étudiants issus du Sud et d’autres du Nord. Il régnait ce soir là une immense tension mais également une immense retenue qui a forcé mon admiration. Plus ludiquement, les dîners thaïs que je partageais quasiment tous les soirs avec mes amis, qui m’ont initié à cette cuisine délicieuse, qui étaient particulièrement gais et qui m’ont poussé à apprendre le Thaïlandais.

La découverte de ce contexte multiculturel vous a-t-il servi pour le déploiement international de votre groupe ?

Incontestablement. Ce long séjour à la Cité internationale m’a donné l’envie de découvrir la richesse du monde et sa diversité, de connaître d’autres cultures et de rencontrer des gens venant d’autres régions du monde. Il m’a appris le respect de personnes venant de pays qui ont pu souffrir. J’ai aussi appris des langues étrangères pour pouvoir échanger avec mes interlocuteurs et mieux comprendre leur façon de penser..