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PHILOSOPHIE DE LA CATASTROPHE : REPENSER LES HUMANITÉS APRÈS FUKUSHIMA

Du au
Maison Heinrich HEINE

Colloque sous la responsabilité de Gisèle BERKMAN et Yuji NISHIYAMA, avec comme intervenant pour cette première journée, Masao AYABE (Université métropolitaine de Tokyo), Hisashi FUJITA(Kyusyu Sangyo University), Mike HOLLAND (Oxford University), Claude MOUCHARD (professeur émérite, Université Paris 8), Francisco NAISHTAT (Université de Bueno-Aires), Alain-Marc RIEU (Université Jean Moulin Lyon 3) et Terumasa SAKO (Université métropolitaine de Tokyo).



Le 11 mars 2011, la société japonaise a connu une triple catastrophe sans précédent : séisme, tsunami et accidents sérieux dans une centrale nucléaire. Plus de quatre mille disparus à cause du tsunami, des conditions de vie difficiles pour les sinistrés, plus de soixante-dix mille réfugiés suite aux accidents nucléaires à Fukushima et l’angoisse d’une radioactivité invisible. Le désastre à la fois naturel et humain est encore en cours. Étymologiquement, en grec, « catastrophe » signifie « bouleversement », et le 11 mars a entièrement bouleversé la réalité et l’échelle de valeurs des Japonais. Face à cette catastrophe, scientifiques, médecins, politiciens, sociologues, journalistes, ont développé des modes d’action concrets et efficaces. Mais quelle contribution effective peut être apportée par les Humanités, lesquelles, sous leurs diverses formes, consistent à questionner les activités de l’esprit humain ? L’après Fukushima est aussi un temps où les Humanités sont en péril, et où se met en place ce qui semble bien être un nouveau paradigme de l’humain, qu’on l’appelle celui du déshumain ou du posthumain.



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