Lucien Bechmann

Lucien-Adolphe Bechmann est l’architecte conseil de la Cité des origines aux années 50. Il est notamment l’architecte de la Fondation Deutsch de la Meurthe, première maison de la CIté internationale.

11/07/2014


par Alexandra BITMIGNON


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Fils de l’ingénieur en chef des Ponts et chaussées Georges Bechmann (1848-1927), Lucien-Adolphe Bechmann naît le 25 juillet 1880 à Paris. Admis à l’École des beaux-arts de Paris en 1898, il poursuit brillamment ses études dans l’atelier Laloux et est diplômé en 1905.

Le premier architecte de la Cité


Après la première guerre mondiale, Émile Deutsch de la Meurthe lui confie, ainsi qu’à Jean-Claude Nicolas Forestier et Léon Azéma, le plan d’ensemble de la Cité universitaire internationale de Paris. Il en réalise le premier groupe de pavillons, celui de la Fondation Deutsch de la Meurthe. Lucien Bechmann choisit, suivant sa propre expression, un bâtiment de style rustique, en brique, comparable à l’architecture des collèges britanniques. La critique lui reproche l’adoption du style oxfordien pour une fondation française, ce qu’il accepte et récuse tout à la fois, affirmant s’être inspiré du moyen-âge français mais ajoutant: « C’est l’éternelle histoire : ce qui est inventé, ce qui naît chez nous, n’est ni compris ni apprécié. L’étranger s’en empare. Et plus tard, nous voyons revenir notre enfant et nous ne le reconnaissons pas. »


Plan-Deutch

L’architecte conseil de la Cité


Parallèlement à ses réalisations, Lucien Bechmann sera l’architecte conseil de la Cité pendant trente ans (1923-1953). Au début des années trente, Lucien Bechmann conçoit six projets successifs pour la réalisation de la future Maison Internationale, le bâtiment abritant les services communs de la Cité. Le mécène John D. Rockefeller qui finance le bâtiment impose des entreprises américaines et un architecte américain, J. F. Larson. Lucien Bechmann se retire pour ne pas compromettre l’opération et demeure architecte conseil. Il réalise cependant en son nom propre les deux pavillons d’entrée. Après le second conflit mondial, il est chargé de la reconstruction des pavillons endommagés par cinq années d’occupation et construit également le pavillon Victor Lyon (1950).