L’Université de la Paix 2016 a attiré près de 800 personnes sur trois jours !

Près de 800 personnes ont participé aux conférences, débats, tables rondes et projections de films qui se sont déroulés entre le 31 mars et le 2 avril dans les maisons de la Cité internationale. 

20/04/2016


par Oana Besnea


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Organisée autour du thème « Paix et migration : penser le monde autrement », cette deuxième édition de l’Université de la Paix a été une réussite et a donné lieu à des échanges riches entre les participants et les intervenants, un franc succès qui promet une prochaine édition à la hauteur des précédentes ! 

 

Trois jours d’échanges pour penser le monde autrement…

L’exceptionnel mouvement migratoire en cours au Proche-Orient et en Europe, au cœur des préoccupations des sociétés, suscite des nombreuses interrogations. C’est en partant de ce constat que le comité d’organisation de l’Université de la Paix, constitué de directeurs des maisons et placé sous la présidence de Marcel POCHARD, Président de la Cité et sous la coordination scientifique de Christiane DEUSSEN, Directrice de la Maison Heinrich Heine, a retenu le thème « Paix et migration : penser le monde autrement » comme fil conducteur de cette édition 2016.

 

Abordé sous l’angle de l’accueil et des problématiques liées à l’arrivée dans les pays les plus directement concernés de populations aux profils distincts, ce thème a fait l’objet de plus de 20 événements : conférences, débats, tables rondes et projections.

 

Au fil des manifestations, les participants ont acquis une vue d’ensemble et une meilleure compréhension de ces questions complexes que sont le mouvement migratoire et la crise des réfugiés.

 

Plus de 300 personnes venues écouter Antonio GUTERRES, ancien Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés

L’Université de la Paix de cette année a compté sur l’intervention de personnalités de très haut niveau tel Juan Carlos HENAO PEREZ, recteur de l’Université Externado de Bogota et négociateur de la paix en Colombie, Pierre VIMONT, diplomate, ancien chef du Service de l’action extérieure de l’Union européenne, l’un des meilleurs connaisseurs des politiques publiques de l’Union européenne, Pascal BRICE, directeur général de l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (Ofpra), Enrico LETTA, ancien Président du Conseil des ministres d’Italie et doyen de l’École des affaires internationales de Sciences Po (Paris School of International Affairs – PSIA), Philippe MOREAU DEFARGES, chercheur à l’Institut français des relations internationales (IFRI), Pierre MANENT, directeur de recherches et professeur à l’École de hautes études en sciences sociales, et bien d’autres personnalités, grands universitaires, experts ou responsables administratifs.

 

Invité d’honneur de cette édition de l’Université de la Paix, Antonio GUTERRES ancien Haut Commissaire aux Nations Unies pour les réfugiés a parlé devant une assistance de plus de 300 personnes, rassemblée dans la salle de conférences de la Maison Heinrich Heine. Livrant sa lecture des mouvements de population dans le monde au 21e siècle, en particulier de la crise actuelle des réfugiés, il a affirmé en exprimant une grande tristesse que « l’Europe a manqué ce rendez-vous avec sa tradition humanitaire et les droits de l’homme. »

 

Avec l’Université de la Paix, la Cité rappelle son engagement au service de la paix et du rapprochement entre les peuples

Dans son discours de clôture, le Président de la Cité internationale Marcel POCHARD est revenu sur la qualité des interventions et des échanges durant ces trois jours :

« J’ai constaté, tout au long des travaux de l’Université, une forte aspiration de l’ensemble des participants à une action en fonction des principes supérieurs auxquels nous croyons : devoir de solidarité, respect scrupuleux des obligations résultant du droit d’asile, reconnaissance d’un droit à la mobilité.

Il existe cependant un énorme fossé entre la force des aspirations exprimées au titre de cette éthique de conviction et la réalité des politiques publiques des États, notamment en Europe, hors l’Allemagne et la Suède, ces politiques témoignent d’un oubli du minimum même d’une véritable éthique de responsabilité. »

 

À la fin de son allocution, le Président a également appelé à faire de la Cité plus que jamais un lieu d’expression de l’éthique de conviction, au service du rapprochement entre les peuples et de la solidarité, conformément à sa vocation.