Lala : la paix, c’est quelque chose qui se vit à la Cité

Lala est Malgache. Ancien résident de la Cité internationale, il y fait un stage dans le domaine du développement durable, pour finir son master. A l’occasion d’une promenade, il nous fait découvrir la Fondation Deutsch de la Meurthe, sa maison, la première de la Cité.

27/02/2015


par Lucille Testard de Marans


© Antoine Meyssonnier
© Antoine Meyssonnier

Après trois ans passés à la Cité internationale, Lala a dû la quitter, à l’été 2014. C’est la règle : un étudiant ne peut pas résider plus de trois ans à la Cité. Alors Lala est parti s’installer ailleurs, mais pas trop loin non plus, comme beaucoup des anciens résidents qui demeurent à Paris. Lui a choisi Malakoff.

« Je n’y réside plus mais mon âme y est toujours »

Mais, comme Oana, Lala a trouvé le moyen de partir sans partir complètement : il a été recruté comme stagiaire au sein de la Cité, pour une mission sur le développement durable, son domaine d’études. Même s’il ne loge plus à la Cité, il continue donc d’y vivre un peu, le temps de son stage. Le vrai départ viendra plus tard.

 

« Je voulais vraiment vivre ici… donc quand j’arrive, c’est… whaou »

Pendant qu’il est encore un peu là, Lala l’ancien résident nous guide à travers la Cité. Et, plus précisément, à travers ce qui fut sa maison, la Fondation Deutsch de la Meurthe, première maison construite à la Cité, en 1925, sur le modèle des cités-jardins. Une maison « comme un petit château », d’après Lala. Lui qui s’était promis de découvrir des châteaux en venant vivre en France, il s’est senti gâté !

Un château construit « comme un village » autour d’un petit jardin, avec un pavillon central qui comprend les services administratifs, un foyer-bar en cours de rénovation, pour accueillir les fêtes des résidents et puis un grand salon tout en bois « avec des voûtes qui rappellent les cathédrales », sous lesquelles Lala s’offre un petit moment de piano.

On le suit donc dans sa visite et ses souvenirs, entre concerts des résidents et soirées des continents, barbecues allumés au sèche-cheveux et rencontre de l’autre. L’autre, c’est un Malien, un Iranien, un Brésilien… et même Kevin Costner, au détour d’un tournage !



Ce que Lala retient surtout de son séjour ? « La rencontre avec les gens », dans cette maison aux 64 nationalités, et « cette tolérance des cultures, cette compréhension des cultures ».

« Si j’étais un lieu de la Cité, je serais… la Maison Internationale »

Pourquoi ? Pour le savoir et en découvrir plus sur la personnalité de Lala et son regard sur la Cité, écoutez le portrait chinois !