Marcel POCHARD

Marcel POCHARD est le président de la Cité internationale universitaire de Paris

Son parcours

Professionnellement il a eu une carrière type de haut fonctionnaire de l’État : études à Sciences-Po Paris, l’ENA, l’entrée au service de l’État, les cabinets ministériels, une grande direction d’administration centrale (la direction générale de l’administration et de la fonction publique, rattachée au Premier Ministre), le Conseil d’État…

 

Il devient Président du conseil d’administration de la Cité internationale : car c’est un ancien résident (de la Fondation Deutsch de la Meurthe) ; et par sa qualité de Conseiller d’État. Historiquement, pour présider la Cité, il est fait appel à une personnalité qui appartienne à l’État, mais qui a suffisamment d’indépendance pour incarner une fondation pleinement autonome, surtout quand elle est de l’importance de la Cité. Tout le profil d’un conseiller d’État…

 

Qui plus est, au Conseil d’Etat, il a eu longtemps à traiter les dossiers de reconnaissance de l’utilité publique des associations et fondations. Quand il a été appelé à présider la Cité, le dossier majeur était celui de la nouvelle gouvernance et de l’accession des différentes maisons de pays au statut de fondations reconnues d’utilité publique. Il fallait bien connaître les arcanes administratives et le droit des fondations pour dénouer la complexité du dossier.

Sa vision de la Cité internationale

Deux dimensions majeures pour lui :

 

  • Les Maisons de pays : il s’agit là d’une des intuitions les plus géniales des fondateurs de la Cité, y faire venir non seulement des résidents issus du monde entier, mais aussi et surtout, au travers de leurs Maisons, les pays eux-mêmes avec leur histoire, leur culture, leur souci de rayonnement. Il en résulte une dynamique sans comparaison par rapport aux campus internationaux existant par ailleurs ;

 

  • Le Brassage qui fait que toute maison doit s’ouvrir pour 1/3 au moins de ses capacités d’accueil à des étudiants d’autres nationalités que celle d’origine de la Maison.
    Chaque Maison incarne ainsi toute une part de la diversité des façons d’être et de penser dans le monde.

Son coup de cœur

Plus qu’un coup de cœur passager, un véritable émerveillement devant la magie des lieux et de l’œuvre. Un émerveillement qui se reproduit à chaque fois qu’il franchit l’entrée de la Cité, dû en particulier à cette atmosphère de multiculture, d’ouverture internationale, d’expression de la diversité du monde, d’échanges, de tolérance, de convivialité, qui y est immédiatement perceptible, et qui modifie d’emblée votre regard.

 

Un lieu aussi où se forgent la solidarité et l’amitié. Pour ce qui le concerne, la Cité, c’est une grande part de ses amis actuels les plus proches. Il est originaire des montagnes du Haut-Doubs. Lorsqu’il est arrivé à Paris pour ses études supérieures, il ne connaissait strictement personne.

 

La Cité a été le creuset de sa vie sociale d’adulte. Il voit d’ailleurs la Cité comme la matrice de multiples réseaux d’amitiés à l’échelle internationale, une « école des relations humaines pour la paix », comme l’a dit à juste titre l’actuel ambassadeur de la Suède à Paris.

Sa citation préférée

 « Seul a un sens ce qui sert à unir les Hommes. »
Léon Tolstoï

 

« Demeurer dans son identité, c’est se perdre et cesser d’être. »
Jean-Pierre Vernant