L’histoire de la Cité internationale

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Du rêve à la réalité

Une “école des relations humaines pour la paix”

La création de la Cité internationale eut lieu dans le contexte du mouvement pacifiste de l’Entre-deux-guerres. Ses fondateurs, acteurs publics ou mécènes, porteurs d’un idéal humaniste, souhaitaient créer une « école des relations humaines pour la paix. » Sa vocation ? Contribuer à l’entente entre les peuples en favorisant les amitiés entre les étudiants, chercheurs et artistes du monde entier.

A l’époque, les pouvoirs publics voulaient augmenter le nombre d’étudiants à Paris. Mais la crise du logement ne permettait pas de leur offrir un toit. La Cité internationale est une réponse humaniste à ce problème concret.

Banquiers, industriels, collectivités locales, gouvernements ont été sollicités afin de recueillir des fonds. La première résidence a été inaugurée en 1925. Elle porte le nom de son donateur : Émile DEUTSCH DE LA MEURTHE. Dès la rentrée de 1925, la Cité internationale accueillait ses premiers étudiants…

Les pères fondateurs de la Cité internationale

André HONNORAT, parlementaire et ministre de l’Instruction publique
Paul APPELL, recteur de l’Académie de Paris
Emile DEUTSCH DE LA MEURTHE, propriétaire des Pétroles Jupiter
Jean BRANET, administrateur des Pétroles Jupiter et Conseiller d’État
David DAVID-WEILL, associé gérant de la Banque Lazard.

 

Un modèle d’aménagement

Alors que l’urbanisme n’était encore qu’une science balbutiante en France, un plan d’aménagement général de la Cité internationale et de son parc était prévu dès l’origine du projet.

Les résidences qui composent la Cité internationale ont été construites entre 1923 et 1969. La première à s’élever sur le site fut la Fondation DEUTSCH DE LA MEURTHE, inaugurée en 1925. Son architecte s’inspira du concept de « cité jardin » pour créer un ensemble de pavillons qui servira ensuite de référence. La maison d’Iran (devenue depuis la Fondation AVICENNE) fut la dernière construite à ce jour.

Les fondateurs de chaque maison ont eu le libre choix de son architecture. Ceci explique la diversité des styles, qui mêlent références nationales et courant moderniste. Grâce à ce mélange réussi d’architectures éclectiques, à la valeur de certains bâtiments classés et à un parc paysager riche de 400 essences, la Cité internationale est dotée d’un patrimoine à la qualité reconnue.

Des financeurs de plusieurs types
La construction de la Cité internationale a été financée par des états, des associations, des écoles, des mécènes… Konrad ADENAUER, John ROCKEFELLER Jr. et Murry GUGGENHEIM figurent parmi les plus célèbres donateurs. Certaines résidences ont même vu le jour grâce à des collectes de fonds auprès d’habitants de villes ou de départements.

 

Le temps du renouveau

Les dommages causés durant l’Occupation et le vieillissement naturel des bâtiments, ont entraîné une dégradation du patrimoine architectural de la Cité internationale à la fin du 20e siècle. Cette dernière est entrée dans une phase de renouveau. Cela s’est traduit par l’élaboration d’un schéma directeur architectural et paysager avec la Ville de Paris.

La démarche, soutenue par un vaste programme de mécénat, vise à réaliser l’unité du domaine et à revaloriser le patrimoine, dans une optique de développement durable. Il est prévu, par exemple, de construire de nouvelles maisons et de protéger le site des nuisances sonores.

Le dialogue, une valeur phare
Fidèle à son esprit de dialogue, la Cité internationale s’est associée à plusieurs partenaires pour son développement. Parmi eux : les ministères de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, de la Culture et de l’Environnement, le Conseil Régional d’Île-de-France, la Ville de Paris…