Christine Métayer, nouvelle directrice de la Maison des étudiants canadiens

La Maison des étudiants canadiens (MEC) est dirigée, depuis le 1er juin, par une nouvelle directrice. Christine Métayer succède ainsi à Louis Jolin, qui a quitté ses fonctions après un riche mandat ponctué notamment par les festivités du 90e anniversaire de la MEC.

04/07/2017


par Oana Besnea


©MEC – Nathaniel Tang et Hanane Hadjloum
©MEC – Nathaniel Tang et Hanane Hadjloum

 

Pour cette professeure d’histoire de l’Université de Sherbrooke, spécialisée en histoire sociale et culturelle de la France moderne, particulièrement de Paris, tout est venu à point. Après 25 ans passés dans l’enseignement universitaire au Québec, elle revient finir sa carrière dans la maison où elle a logé notamment pendant ses études de doctorat : « Je retourne à la MEC, mais ma chambre est plus grande…», avait-elle publié en souriant sur sa page Facebook, afin d’officialiser l’annonce.

 

« C’est l’histoire d’un rêve récurrent… »

J’arrive à Paris avec deux valises, mais l’hôtel que j’ai réservé n’existe pas…l’angoisse ! Tout à coup, je me dis : « Je vais aller à la maison. Je vais aller à la MEC !» J’appelle un taxi et, une fois arrivée à la MEC, on me rassure : « Nous allons bien sûr trouver une chambre pour vous, pas de souci.

 

J’ai fait ce rêve durant de nombreuses années. Chaque fois, je me disais au réveil « plus tard, un jour, peut-être… » Puis, il y a cinq ans, je me suis lancée : j’ai fouillé, j’ai téléphoné… j’ai appris que la Maison des étudiants canadiens (MEC) était gérée par une fondation privée. J’ai donc écrit au Président de la Fondation, Monsieur Panet-Raymond, une lettre bien sentie : j’avais du temps et je voulais m’impliquer pour la Maison.

 

Ainsi, pendant quatre années, j’ai été membre du Conseil d’administration au Canada de la MEC, ce qui m’a permis de connaître la maison de l’intérieur, de comprendre son fonctionnement. Cette expérience a confirmé mon souhait de me présenter au concours pour devenir directrice de cette magnifique maison. 

 

« Nous avons la chance d’apporter notre contribution à un projet qui nous dépasse, qui est plus grand que nous »

Quand j’ai appris la nouvelle, j’ai été très heureuse et fière à la fois. Cette fierté, mon conjoint aussi l’a ressentie: c’est l’idée que nous avons la chance d’apporter une contribution à un projet qui nous dépasse, qui est plus grand que nous et qui va nous survivre, qui va rester.

 

En regardant la projection du film historique de la MEC à l’occasion de son 90e anniversaire , nous avons été impressionnés de voir combien cette maison témoigne de l’investissement personnel des gens extraordinaires qui l’ont déjà dirigée. Leur esprit est toujours vivant entre les murs de la maison, c’est une source d’inspiration pour moi qui souhaite aujourd’hui apporter une pierre à l’édifice.

 

La place que la Maison des étudiants canadiens occupe au sein de la Cité internationale est aussi un aspect de ma fonction qui me semble particulièrement important, notamment pendant cette troisième vague de développement que connaît présentement la Cité. L’ancienneté de la MEC lui confère une expérience de vie sur la Cité qui peut largement profiter aux nouvelles Maisons. Je voudrais également que le Canada continue de s’impliquer pour initier des projets fédérateurs, tels que le journal Cité Unie ou le concours Francosphères, que nous avons lancés l’an dernier.

 

« La Maison comme un projet de vivre-ensemble »

La grande diversité culturelle est une qualité de la société canadienne. À la MEC, elle est aussi favorisée par la règle du brassage (principe selon lequel chaque Maison de la Cité accueille un tiers de sa capacité des résidents issus d’autres nationalités). Dans ces conditions, mon rôle de directrice est de m’assurer que chacun se sente à l’aise et bien dans ‘sa’ maison, pour qu’il y trouve un lieu où s’épanouir et se réaliser dans le respect de cette diversité.

 

Que souhaiteriez-vous que les résidents emportent avec eux, une fois leur séjour à la Cité achevé ?

Je me dirai : « mission accomplie » si au terme de leurs séjours les résidents sentent qu’ils ont été encouragés, propulsés, et que l’environnement social et physique de la MEC a pu contribuer à leur bonheur et à leur succès professionnel ! En quittant la MEC les étudiants emporteront, je l’espère, avec eux des souvenirs, des amitiés et une expérience pour la vie… Pour rendre tout ceci possible, je continuerai à favoriser les rencontres, multiplierai les activités culturelles et serai à l’écoute de leurs besoins et de leurs difficultés. Bien qu’ils vivent sur la Cité dans des conditions privilégiées, c’est un défi majeur de partir à l’étranger faire des études, si loin des parents et amis. Je veux donc qu’ils sachent que toute l’équipe de la Maison et moi-même sommes là pour les aider à surmonter les obstacles qu’ils rencontrent tout au long de leur parcours et surtout à rendre leur séjour à Paris inoubliable !