Autour de la paix

Née en 1925, dans un idéal pacifiste, la Cité internationale est toujours animée par les valeurs humanistes qui l’ont forgée.  

Son 90e anniversaire a été l’occasion de célébrer ses idéaux fondateurs à travers une série d’événements dont la première Université de la Paix a été le point d’orgue.


01/07/2016


 

NÉE D’UN IDÉAL PACIFISTE

Créée après-guerre en 1925, la Cité internationale a vu le jour grâce au concours de personnalités issues des sphères politique, universitaire et industrielle qui se sont mobilisées pour concrétiser leur idéal pacifiste. Cet élan philanthropique a rapidement remporté l’adhésion d’états ainsi que de mécènes publics et privés qui ont contribué à matérialiser cet idéal dans la pierre. La Cité continue à se mobiliser autour de ses valeurs et y associe les résidents, nombreux à s’engager dans des actions permettant de les illustrer.

UN CAMPUS DÉDIÉ À L’ÉCHANGE

La découverte, le dialogue et le respect des différentes cultures constituent le fondement même du fonctionne-ment de la Cité. Les maisons qui la constituent, en majorité rattachées à un pays (25 maisons sur 40) sont porteuses de l’identité et de la culture de ce pays mais n’accueillent pas uniquement des résidents « nationaux ». Le brassage pratiqué par toutes les maisons permet aux résidents de toutes nationalités de tisser du lien et de s’enrichir au contact des autres cultures. Les espaces de vie partagés, répartis dans les différentes maisons répondent à ce prin-cipe d’idéal universel.

DES ACTIONS CITOYENNES ET COLLECTIVES

Le réseau « résidents pour la Paix » réunit des étudiants et chercheurs dont les études et travaux ou les centres d’intérêts personnels portent sur les thèmes de la paix, des droits de l’homme, de la démocratie. Une antenne d’Amnesty International présente sur le campus relaie leurs actions auprès des jeunes.

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#Immersion[s] Une amitié turco-arménienne
La Cité internationale est le théâtre de rencontres qui défient les a priori. L’amitié née entre Lousineh et Selen, l’une Arménienne, l’autre Turque, illustre l’idéal originel de la Cité : permettre à des étudiants de toutes origines de se rencontrer et de surmonter ses préjugés. à la Maison de Norvège, au-delà des conflits qui opposent leurs pays, ces deux résidentes ont appris à se connaître et sont devenues amies. Cette histoire a donné lieu à un film de la série Immersion[s] qui emmène le spectateur au coeur de la Cité à travers des histoires de résidents. 4 films ont été réalisés en 2015 emmenant les spectateurs à la découverte du jardin partagé ou encore à la rencontre d’étudiants de tous horizons à la maison de l’Inde. > À découvrir sur : www.ciup.fr/inside

 


PREMIÈRE UNIVERSITÉ DE LA PAIX

À l’occasion de son 90e anniversaire, la Cité a organisé, en mai 2015, sa première Université de la Paix (une deuxième s’est tenue en mars 2016). Cet événement, placé sous la responsabilité scientifique de la Maison Heinrich Heine, a proposé une réflexion sur le thème : Vivre ensemble dans la diversité des cultures. Plusieurs tables rondes se sont succédées autour cette thématique : Comment répondre à l’affirmation des identités religieuses ? Migration – chance et défi pour la société ? Quelles réponses apporter à l’affir-mation des identités religieuses ? Des invités de renom sont intervenus comme l’ancien ministre Jacques TOUBON qui a participé à une table ronde sur la définition des valeurs démocratiques dans nos sociétés ou encore Alfred GROSSER, professeur émérite à Sciences Po, qui a inauguré cet événement. L’Université de la Paix a bénéficié du haut-patronage de Laurent FABIUS, alors ministre des Affaires étrangères et de Najat VALLAUD-BELKACEM, ministre de l’éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et ancienne résidente de la Cité internationale.

DES MAISONS MOBILISÉES, DES RÉSIDENTS IMPLIQUÉS

17 maisons (dont la Maison Heinrich Heine à l’origine du projet) ont accueilli une conférence, amené un participant, encadré ou animé un groupe de travail ou un débat. Béné-voles pour accueillir les publics, mais aussi intervenants, les résidents se sont regroupés durant ces trois jours pour rédiger collectivement une Charte de la diversité de la Cité : Vivre ensemble dans la diversité culturelle.

(In)visible Walls Suite aux 25 ans de la chute du mur de Berlin et dans le cadre de ses 90 ans, la Cité internationale a participé à (In)visible Walls, événement rythmé par des créations artistiques, des rencontres-débats autour de la question des murs, tangibles et immatériels, qui divisent le monde actuel. Cet événement a donné lieu à une performance de street-art à laquelle des résidents d’horizons divers ont participé. Cette question a été au centre d’expositions de photographies : Des murs entre les hommes d’Alexandra NOVOSSELOFF à  la Fondation Biermans-Lapôtre et Faire tomber les murs à la Maison Heinrich Heine. La Maison de l’Argentine a proposé la projection d’un  web-documentaire Connected Walls. Deux rencontres-débats dans le cadre de l’Université de la Paix ont également abordé cette question L’Union européenne dresse-t-elle de nouveaux murs ? à la Maison des Étudiants canadiens et  Comment faire tomber les murs d’aujourd’hui ? à la Maison de la Tunisie.

(In)visible Walls
Suite aux 25 ans de la chute du mur de Berlin et dans le cadre de ses 90 ans, la Cité internationale a participé à (In)visible Walls, événement rythmé par des créations artistiques, des rencontres-débats autour de la question des murs, tangibles et immatériels, qui divisent le monde actuel. Cet événement a donné lieu à une performance de street-art à laquelle des résidents d’horizons divers ont participé. Cette question a été au centre d’expositions de photographies : Des murs entre les hommes d’Alexandra NOVOSSELOFF à la Fondation Biermans-Lapôtre et Faire tomber les murs à la Maison Heinrich Heine. La Maison de l’Argentine a proposé la projection d’un web-documentaire Connected Walls. Deux rencontres-débats dans le cadre de l’Université de la Paix ont également abordé cette question L’Union européenne dresse-t-elle de nouveaux murs ? à la Maison des Étudiants canadiens et Comment faire tomber les murs d’aujourd’hui ? à la Maison de la Tunisie.


UN LABEL CITÉ POUR LA PAIX

Les manifestations qui portent sur des thèmes relevant des valeurs universalistes de la Cité font l’objet d’un signale-ment sous forme d’un label Cité pour la Paix. Au cours de l’année, une vingtaine de manifestations organisées par la Cité et les maisons ont porté ce label. En avril, pour la septième édition du cycle de débat Meet&Tweet, la Cité internationale avec le soutien de son mécène Mazars accueillait REzA, célèbre photojournaliste, philanthrope, idéaliste, humaniste autour de la question L’image peut-elle mener à la paix ? En novembre, la Maison Heinrich Heine organisait un débat « L’Europe face à l’accueil des réfugiés » avec Martin PATzELT, député du Bundestag et Thierry PECH directeur général du think tank Terra Nova.

 

« Si tu diffères de moi, loin de me léser, tu m’enrichis. À la Cité internationale, cette citation de SAINT-Exupéry prend tout son sens. Ici, le monde fait campus. » Anicet MARAHOUA, Fondation Deutsch  de la Meurthe

Regard de Résident « Si tu diffères de moi, loin de me léser, tu m’enrichis. À la Cité internationale, cette citation de SAINT-Exupéry prend tout son sens. Ici, le monde fait campus. »
ANICET MARAHOUA, Fondation Deutsch de la Meurthe

UN RÉSEAU D’ANCIENS À TRAVERS LE MONDE

Plus de 400 000 résidents ont séjourné à la Cité depuis 1925. On compte parmi eux des personnalités aussi diverses que les prix Nobel français Georges CHARPAK et Luc MONTAGNIER, deux anciens présidents du Sénégal Léopold SEDAR SENGHOR et Abdou DIOUF, le romancier argentin Julio CORTAzAR, le chef d’orchestre Seiji OzAWA, l’ancien président tunisien Habib BOURGUIBA, l’écrivain marocain Tahar BEN JELLOUN, le cinéaste Costa GAVRAS, sans oublier Jean-Paul SARTRE et l’actuelle ministre Najat VALLAUD-BELKACEM. Ces résidents d’hier, au parcours exceptionnel, ont pour point commun d’avoir vécu un temps au sein de la Cité. À l’occasion de ses 90 ans, la Cité internationale a mis en lumière 90 de ses anciens dans une exposition qui dévoilait leurs parcours. Le public était invité à franchir des portes à la rencontre de ces anciens devenus célèbres dans des disciplines aussi diverses que l’art, la politique ou le monde économique. 

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