Al, bio-informaticien et artiste : « Je me sens chez moi dans toutes les maisons de la Cité »

Al est chercheur postdoctoral en bio-informatique à l’Université Pierre et Marie Curie et à la Bibliothèque Nationale de France. Nous vous invitons à découvrir son parcours fascinant ainsi que son engagement pour l’humanité.

28/12/2015


par Oana Besnea


© Antoine Meyssonier
© Antoine Meyssonier

Le citoyen du monde : « Je me sens chez moi dans toutes les maisons de la Cité »

Quand on lui demande d’où il vient, Al répondra en quelques mots : « Je suis né au Liban, mais je suis citoyen du monde. » C’est une façon, pour lui, de simplifier son parcours qui l’a amené aux quatre coins de la planète.

 

Après des études au Liban, aux Etats-Unis, en Italie et au Portugal, c’est la France qu’il choisit pour commencer un post-doctorat en bio-informatique à l’Université Pierre et Marie Curie (Paris 6). C’est à ce moment qu’il découvre la Cité internationale. Il logera par la suite à la Maison des Provinces de France, ce bâtiment imposant en briques, signé par l’architecte en chef du Château de Versailles, Armand GUERITTE.

 

De nature timide, sensible, Al a passé ses premiers jours dans sa petite bulle. Mais la Cité est devenue vite son «chez lui», son monde, ses amis : « La Cité pour moi, c’est tout le monde en même temps… Et en tant que citoyen du monde, je me sens chez moi dans toutes les maisons de la Cité. »

 

L’artiste : « Tous les projets que je réalise ont commencés et devraient continuer à la Cité »

S’il s’amarre à Paris, ville des artistes, des créateurs, des amoureux, ce n’est pas un hasard. Car cet amoureux de la vie n’est pas que bio-informaticien, mais aussi photographe et réalisateur. Ou bien artiviste, comme il se désigne lui-même : un artiste engagé, dont le rêve est de « peindre le monde dans les couleurs du bonheur et de rendre hommage à sa muse, la nature ».

 

Même s’il a dû quitter la Cité internationale depuis quelques années, l’esprit de la Cité ne l’a pas quitté : « Je passe un jour sur sept encore à la Cité, même si je n’y habite plus. Tous les projets que je réalise ont commencés et devraient continuer à la Cité. »

Lorsqu’on lui demande de partager un souvenir de sa période Cité, Al s’exclame « Un souvenir ? Un seul ? Ah, c’est dur ça ! ». Inspiré par la multi-culturalité de ce campus, il y a réalisé plusieurs projets, dont on rappelle :

 

- The International Tongue Twister Project 2012

- The Polyglot Club 2012

- Mythologie Indienne à la mode

- Fête de la Cité, Fête des couleurs, Faites de diversité!

- Ab Cité

 

L’humaniste : « ce serait génial si on pouvait faire ça dans le monde : coexister et partager »

Marqué par l’esprit de vivre-ensemble qu’il a retrouvé à la Cité internationale,  Al témoigne : « Je vois comment ils habitent en harmonie et partagent un patrimoine [culturel] et pour moi, ce serait génial si on pouvait faire ça dans le monde aussi : coexister et partager. »

 

De ces deux mots, Al a fait son crédo. En 2011, avec son bon ami Deivison, brésilien, résident à la Maison du Liban, il démarre « 1001faces », un projet photographique dont le but est de connecter autant de visages que possible, pour montrer qu’on est tous un seul visage, une seule humanité : « One face. One race. Connecting the faces of the world through common interests until no man is an island. »

 

Retrouvez le témoignage de Al en video :